Recette: Le medium au plomb d'Antonello de Messine

Aujourd’hui dans la série les peintres et leurs recettes,

J’aborde le médium au Plomb de Antonello de Messine. (1430-1479)


640px-Antonello_da_Messina_058Il a fait ses études de peinture à Naples chez Antonio Colantonio. Et c’est justement à Naples, lors d’une visite au Palais du roi Alphonse II de Naples, quil tomba en admiration des Oeuvres de Jan van Eyck.
il serait parti pour Bruges rencontrer le maître, duquel il aurait obtenu, en gagnant son amitié et sa confiance, le secret de la peinture à l’huile.
Il ne serait retourné à Messine, puis à Venise, qu’après la mort de celui-ci, « pour doter l’Italie de son précieux secret », qu’il aurait alors transmis à Maestro Domenico.
Mais nous savons aujourd’hui que, ce n’est une légende. Malgré tout, on ressent L’influence de la peinture flamande sur Antonello de Messine est indéniable.
Antonello n’apporte certes pas la technique à l’huile, déjà connue des Italiens, mais il familiarise ses concitoyens à certains de ses effets exploités par les maîtres flamands, et en particulier la transparence des couleurs.

TRAVAIL d’Antonello de Messine

Il avait l’habitude de préparer ses toiles avec un apprêt à base de plâtre amorphe.
Puis il esquissait son dessin à l’encre, et venait marquer les ombres, par des hachures et des traits croisés.
Une fois sec, il préparait ses pigments avec son médium au plomb, et portait les couleurs sur son panneau.
Deux en deuxième temps, il utilisait ses pigments mélangés à sa pâte, et diluait ce premier mélange avec son médium
En dernier, il venait posait les détails, à l’aide de son médium dilué à l’essence de térébenthine.

La Recette du médium au Plombmediums-002

La recette d’Antonello de Messine :

  • Un Volume de litharge ou de céruse
  • 2 Volumes d’huile de lin ou de Noix

Mais cette recette s’avère être trop épaisse pour une bonne utilisation.
Donc voici une recette qui date des années 1950

  • 1 volume de litharge ou de Céruse
  • 3 Volumes d’huile de lin ou de Noix

 

  • Il faut broyer la céruse ou la Litharge en fine poudre.
  • Il faut l’ajouter ensuite à l’huile doucement, dans un récipient pour aller sur le feu
  • Il faut mettre à chauffer doucement le mélange.
  • Attention, il faut éviter si vous utilisez du gaz de mettre la flamme directement en contact avec le récipient, mettre entre eux une plaque d’amiante, ou un écran métallique.
  • Il faut remuer constamment avec une spatule en bois.
  • Comme la litharge ou la céruse contiennent de l’humidité, une écume peut apparaître à la surface à ce moment-là, il vaut mieux réduire le feu.

La préparation est prête quand il n’y a plus de plomb au fond du récipient.
Une fois refroidi, transvaser la préparation dans un pot en terre cuite vernissé, recouvrir d’eau, pour éviter la formation d’une peau à la surface de la préparation.
Vous pouvez garder cette préparation pendant plusieurs mois, sans problème.
 
 
(Source : Jacques Maroger 1884-1962)
I

Comment fabriquer de la détrempe des Bénédictins PAul Sérusier

Aujourd’hui, j’aborde une nouvelle recette dans la série « les peintres et leurs techniques ».

Tout est venu d’un recherche sur un peintre qu’il est malheureusement peu connu du grand public, Maxime Mauffra, que j’ai découvert, cet  échange de missives entre Paul Sérusier et Maurice Denis.
Sur une des lettres, Paul Sérusier écrivait à Maurice Denis, et lui indiquait une nouvelle recette qu’il testait depuis un moment,  « La tempéra des Bénédictins ».
Cette recette m’a semblé bizarre, mais j’ai quand même pris le risque de la tester, Le résultat est très intéressant.
En voici le contenu tel que je l’ai retranscrit.

recette de la detrempe des benedictinsq1e mélange

50 œufs, bon cela fait beaucoup mais vous pourrez  diminuer la recette si vous en avez envie.
3/ 8 d’huile de lin ou de noix  (à cette époque je suppose qu’il mettait plutôt l’huile de noix)
1/8 d’essence de térébenthine
4/8 de Vinaigre
Mélanger les œufs en omelette, puis intégrer dans l’ordre ci-dessus, les ingrédients un à un , attention , bien les intégrer dans cet Serusier-pictureordre autrement c’est la catastrophe.

2e mélange

½ d’eau Tiède
1 demi coquille d’œuf de Savon Noir, (Personnellement, j’e conseil une cuillère à soupe)
Faire fondre le Savon noir puis attendre  le refroidissement complet du deuxième mélange.
Puis, mélanger au premier mélange.
Filtrer
Conserver dans une bouteille.
Vous pourrez vous servir de ce mélange comme un liant. Donc vous pourrez broyer vos couleurs avec.

Comment fabriquer : Le Medium à peindre à la Guêpe de Salvador DALI

Le médium à Guêpe de Salvador Dali


Expo-Dali-Centre-Pompidou-Paris-3Aujourd’hui, je mets en ligne cette vidéo, qui sera la première d’une longue série.
L’ensemble de ces vidéos parleront des peintres et de leur technique, et surtout de leur recette.
Je démarre par Dali et son médium à Guêpe.
C’est en 1926, à l’âge de 22 ans et à Figueras, qu’il découvre ce nouveau médium.
Il est en train de peindre « la Corbeille de Pain » à l’aide d’un médium ½ huile de Noix & ½ Huile d’oeillette.
On est en été, et le soleil fini par oxyder son mélange et à l’épaissir. Cette nouvelle texture de son médium plaît à Dali.
Un matin une guêpe tombe dans son mélange, et en se débattant cette dernière s’enrobe complètement d’huile.
La vue de cette guêpe fascine complètement Dali, qui est persuadé que c’est cette guêpe qui lui permet de faire cette magnifique œuvre qu’est « la corbeille de pain ».
Salvador+Dali+-+The+Basket+of+Bread+1926+
Avec le temps, il se rend compte de son fétichisme autour de cette guêpe et finit par fabriquer un autre médium qu’il pouvaitG-guepe utiliser par tout temps, et non seulement que l’été, mais il a voulu quand même incorporer la guêpe.
Voici les proportions de ce médium
fabriquer un premier mélange avec :

  • 1/3 d’huile de Noix
  • 1/3 d’huile d’oeillette
  • 1/3 de Térébenthine

Fabriquer un deuxième mélange avec :a
Préparez un petit entonnoir avec du papier en laissant le trou le plus petit possible
Mettez trois guêpes avec leur dard dans le cône et versez de l’ambre dissous dans de l’essence d’aspic.
Il faut que le liquide s’écoule le plus lentement possible.
Puis prenez 4/5 du premier mélange et 1/5 du second mélange, et votre médium à la guêpe est prêt.
La petite histoire raconte, que la guêpe et son dard, ne donnent aucun avantage au médium et son rôle dans le médium est nul.
Toutefois, Dali avait remarqué que le fait de regarder de temps en temps cette guêpe qui trempait dans l’huile, permettait à son cerveau de se déconnecter de l’oeuvre sur laquelle il travaillait.
Aujourd’hui, nous utilisons souvent un miroir,ou nous retournons notre tableau, pour nous aider à tromper notre cerveau.
J’ai trouvé cette recette dans un livre qu’a écrit Dali il s’intitule 50 Recettes magiques. 
Ce livre est actuellement vendu en moyenne autour de 180 euros,

Mais pour ceux qui désirent le lire, laissez moi un message en dessous !

 

Comment peindre à moins cher avec l'huile essentielle de pétrole.

huile essentielle de pétroleLes huiles minérales sont obtenues par distillation de la houille, du pétrole ou de certains schistes bitumineux. Sa distillation, décrite dès le Moyen Âge, donne un intérêt supplémentaire à ce produit pour les lampes à pétrole. (A cette époque).
 
 

L’huile essentielle de Pétrole

 
Ce Diluant est plus gras que l’essence de térébenthine et l’essence de l huile essentielle de petrole nabismagpétrole. Ce solvant permet de travailler la pâte dans le frais plus longtemps, car elle s’évapore beaucoup plus lentement que l’essence de térébenthine.
L’huile essentielle de pétrole s’évapore moins vite que l’essence de pétrole. Onctueuse sous le pinceau, elle ne laisse aucune trace après évaporation. L’huile essentielle joue le rôle de « retardateur » et permet donc de travailler la pâte dans le frais plus longtemps sans modifier sensiblement l’aspect final de la pâte.
Attention : Elle mate les couleurs.
Il  convient toutefois de l’employer avec une grande prudence, si vous l’utiliser pur, car elle a tendance à amoindrir la peinture à l’huile.
On peut l’incorporer à un vernis à solvant, pour le rendre plus souples.

Pour les étudiants ou les personnes n’ayant pas de gros moyens financiers.

 
Le pétrole lampant, appelé aussi Combustible liquide désaromatisé,  celui que vous trouver dans les magasins de Bricolage l’hiver, comme combustible pour poële à pétrole, Et bien ce produit remplace avantageusement l’huile essentielle de pétrole.
 

En effet, leur structures chimiques sont très proches, et vous payerez la première environ 30 € le litre et la seconde moins 1.2 € le litre.

 

Mon avis :

C’est un bon produit, que je déconseille quand même d’utiliser pur.
Je l’utilise PUR  pour faire :

  • Mes pochades – sur le vif.
  • Pour esquisser mon dessin sur la toile.

Je l’utilise,  couplé avec un médium, pour les premières  étapes de mes tableaux.
 

Conseils sur les Huiles et particulièrement huile de lin

Aujourd’hui je vous parlais des huiles, et en particulier de l’ huile de lin.

 
Dans les arts graphiques : l’emploi de l’huile remonte à la Préhistoire. Des analyses ont montré que les artistes du magdalénien ont utilisé des huiles ou des graisses végétales comme liant pour leurs peintures dans les grottes d’Hélène et des trois frères de même à Fontanet. (Source François Perego)
Fleurs de Lin
 
Les principales huiles utilisées dans la peinture artistique sont :
Huile de lin, c’est l’une des plus utilisées dans l’art, Elle a un fort pouvoir siccatif par contre elle a  tendance à jaunir. On évite de l’utiliser dans les broyages des couleurs blanches et bleues.
Huile d’oeillette, appelée aussi huile de pavot, c’est une huile qu’on a longtemps utilisée pour broyer justement le blanc et le bleu, la marque Talens,  dans son manuel les matériaux pour artiste peintre porte un jugement très sévère sur cette huile que la marque accuse de faire poisser indéfiniment les couleurs.
Huile de carthame est une huile qui de plus en plus utilisée par les marques dans le cadre du broyage, certaines personnes émettent un doute sur cette huile, n’ayant pas le recul nécessaire sur sa stabilité dans le temps.
Huile de tournesols (chez LUKAS)
Nos anciens utilisés aussi huile de noix, c’est une huile qui a été longtemps utilisée par les vieux maître, mais depuis lors elle est tombée en discrédit. On lui reproche de rancir facilement. J’ai teste et une bouteille d’huile de noix entamée, met moins de trois mois pour rancir
Huile d’œuf, c’est Vibert qui a signalé le premier que le jaune d’œuf renfermait une huile possédant des qualités intéressantes du point de vue pictural. Ses huiles se distinguent des autres huiles animales par deux propriétés surprenantes elle ne se corrompt pas et  dissout les résines à froid (source Xavier de Langlais). C’est Vibert qui a créé pour la marque Lefranc et Bourgeois, le fameux médium à l’œuf.
 

Huile de lin

Cette huile est extraite des graines de lin. Il faut savoir qu’il existe deux types de lin, le lin oléagineux, et le lin textile. Le lin graine-de-linoléagineux ses fibres sont plus courtes, plus ramifiées et il produit plus de graines, alors que le lin textile à des tiges plus longues.
Les graines de lin sont stockées pendant plusieurs mois dans un virus sec après leur récolte.
En général les graines sont préalablement chauffées autour de 115° et cela pendant 30 à 60 minutes, cette  étape permet de diminuer la viscosité de l’huile. Ensuite elles sont souvent pressées.
Il existe tout un procédé de raffinage de l’huile brute, assez complexe et dont je ne vous parlerai pas pas, pour ne pas rentrer dans des termes trop techniques, mais sachez que les trois principales phases sont le dégommage, la neutralisation, et la décoloration.
 

Utilisation

Pendant longtemps huile de lin était utilisée dans le broyage des couleurs.
Comme je l’ai signalé ci-dessus on l’apprécie beaucoup pour l’ensemble des couleurs qui sont en général peu sensible au jaunissement, ainsi que pour les couleurs moins siccatif comme certains noirs.
Mais nous la retrouvons aussi dans la confection de médium à peindre, de vernis gras et d’encre grasse.

Son séchage.

Dans le cadre de l’huile, on ne peut pas parler vraiment de séchage car elle ne s’évapore pas. Huile durcie par oxydation, lorsqu’elle a absorbé une quantité d’oxygène suffisante. Ce qui nous permet de constater une augmentation de son poids, elle se solidifie à partir de la couche la plus superficielle. Toutefois le film dur obtenu très rapidement, isole de l’air (de l’oxygène) et retarde par conséquence l’oxygénation et le séchage de la peinture en son cœur.
C’est pourquoi très souvent je déconseille d’augmenter la siccativité  de l’huile, car même si la première peau se fait encore plus rapidement, cela ralentit considérablement le séchage à cœur.

La cuisson des huiles de lin.

La cuisson des huiles a très longtemps passionné les maîtres picturaux. Ce qui explique que nous retrouvons dans de nombreux écrits, un nombre un considérable de recettes de cuisson d’huiles.
Toutefois deux techniques semblent être privilégiées, à feu nu ou par eau bouillante.
Les avantages d’une huile cuite sont :
un brillant plus dur, proche de celui de l’émail,Huile de lin cuite Viscosité- photo T MERCIER
une viscosité plus accentuée, les couleurs broyées avec ce type d’huile donnent une patte qui s’arrondit plus facilement sous le coup de pinceau.
Une siccativité  plus grande, personnellement sur une huile que j’ai cuite pendant plus de trois heures, j’ai obtenu une siccativité proche du double.
Une des recettes qui m’a amusé dans mes recherches c’est la fameuse recette de la plume du poulet.
Prendre un demi-litre de huile de lin la versait dans un pot en terre ajoutée trois gousses d’ail et laissez cuire jusqu’à ce qu’une plume de poulet frise.
Personnellement j’utilise un vieux faitout en terre cuite, que je mets sur le gaz et je laisse cuire pendant trois heures à feu doux, avec un oignon, c’est l’oignon qui me dit si l’huile est assez cuite ou pas, il faut qu’il donne l’impression d’être grillé.
 
Après sa cuisson huile a un aspect noirâtre, pour la clarifier, je la verse dans un pot en verre transparent à large ouverture, je la mets sur le rebord d’une fenêtre très souvent ensoleillée.  Je ne referme pas hermétiquement ce récipient en règle générale je pose une lamelle  de verre dessus. J’attends trois à quatre mois avant son utilisation.
J’ai remarqué que quand je faisais cette recette l’été l’huile avait plus de force.

Les  huiles polymérisées.

Elle porte plusieurs noms, l’huile de lin polymérisée, la standolie ou la stand – Oil
Les huiles  polymérisées, sont extrêmement onctueuses et donne une patte riche et très jolie. Personnellement je ne l’utilise pas je préfère utiliser l’ huile cuite car je trouve que elle arrondit trop fortement sous les coups de pinceau. Mais cela est  dû à ma technique picturale.
Son défaut : Elle est beaucoup moins siccative.
Attention c’est une huile a utilisée avec beaucoup de précautions. Car sa viscosité,  son manque de siccativité,  interdisent de l’employer pure.

Mon avis :

je vous conseille d’utiliser l’huile de lin, crue ou  cuite,  plutôt dans le broyage des couleurs ou la fabrication d’un médium ou d’un vernis.
Je vous déconseille de l’utiliser pure pour diluer une peinture sortie du tube.
 
 
 

Les térébenthines et Baume de Venise

Gemmage terebenthine de veniseLa térébenthine
ét
Les Baumes

 

La nature et l’origine  de la térébenthine

La térébenthine est une sécrétion naturelle appelée aussi exsudat des conifères, formée d’une essence et d’une résine. On la récolte par incision du tronc de l’arbre.

Les  térébenthines sont issues :terebenthine de venise et baume

  • La térébenthine de Venise est issue du mélèze d’Europe.
  • La térébenthine de Strasbourg est issue du sapin récolté surtout dans les Alpes suisses françaises et italiennes ainsi que dans les Vosges.
  • Le baume du Canada est issu de divers variétés de sapins nord-américains tels que le sapin baumier, le sapin de fraser.
  • Le baume d’Oregon est issu du sapin Douglas, pain d’Oregon.
  • La térébenthine du Jura et la poix de Bourgogne sont issues de l’épicéa.

Les térébenthines sont connues depuis la Préhistoire. C’est la forme la plus simple d’utilisation d’une résine.
La plus utilisée dans le domaine de l’art et la térébenthine de Venise. Elles sont constituées d’une partie volatile (l’essence végétale)  et d’une partie non volatile (le colophane ou la résine naturelle).
Elle se présente sous l’aspect d’une liqueur sirupeuse en été et d’un baume très consistant en hiver. Sa coloration est légèrement ambrée.
C’était de ce baume qu’on retirait autrefois l’essence de térébenthine de Venise.
 

Utilisations.

On utilise de moins en moins les térébenthines, elles sont considérées comme nocives voire dangereuses. La térébenthine de Venise souvent utilisée en milieu beaux-arts, fait l’objet de beaucoup de réserve de la part des spécialistes de la profession. En effet, la dose doit être minime pour éviter tout accident (film poisseux, mauvais séchage, sensibilité de la peinture aux solvants…)
Et on considère que ces avantages sont moindres par rapport à la résine mastic ou à la résine Damart.
On l’emploie aussi comme plastifiant dans les colles de marouflage,  mais cela reste critiquable.
Elle peut être employée dans la peinture à lui l’on médium, mais attention elle retarde le séchage.
Toutefois on utilise encore la térébenthine de Venise de cette façon :
On la dilue un peu dans de l’essence de térébenthine ou dans l’essence d’aspic (essence de lavande).
Xavier de Langlais« l’utilisait pour donner une fraîcheur et un éclat extraordinaire à ses couleurs.
En outre mélangé au verni à peindre,  elle supprime pratiquement l’embut.
Son emploi suppose, cependant une certaine expérience, la térébenthine de Venise, séchant très lentement, ce qui revient à dire qu’elle ne doit être mélangée à certains tons, peu siccatif par eux-mêmes, qu’avec la plus grande prudence. »

16 astuces pour les artistes débutants à l’acrylique

L’acrylique  est un médium fascinant, mais parfois d’un abord un peu complexe.
Je voudrais partager avec vous,  un certain nombre de conseils que j’ai appris au fil des années.
J’espère qu’ils vous seront utiles
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1 – Dilution de la  Peinture acrylique.
Il faut être très prudent quand il s’agit de l’amincissement de vos peintures. De nombreux artistes utilisent de l’eau pour diluer leurs peintures acryliques, ce qui est bien, mais vous devez faire très attention à la quantité d’eau que vous utilisez. Si vous en utilisez trop, la peinture acrylique perdra beaucoup de ses qualités adhésives et peut se soulever ou se décoller de son support dans le temps.
Les produits  spécifiquement conçus pour fluidifier la peinture acrylique, sont une  excellente alternative à l’eau.
Avec des médiums, vous n’aurez pas à vous soucier de l’affaiblissement de la liant ces milieux contiennent les mêmes liants que la peinture fait.
2 – Acryliques et huiles
Je vois une tonne de questions en ligne sur l’utilisation commune des huiles et des acryliques.
La plupart des artistes professionnels s’accordent à dire qu’il est possible d’utiliser les huiles et les acryliques ensemble mais seulement si vous suivez certaines règles :
Vous pouvez peindre à l’huile sur de l’acrylique, mais surtout pas l’inverse. Il faut toujours respecter la fameuse règle du gras sur maigre.
Assurez-vous que la peinture acrylique soit  complètement  sèche avant d’appliquer l’huile. Et Attention, pas seulement sèche au toucher, mais belle et bien sèche en profondeur.
Votre fond acrylique ne doit pas être trop épais, car vous ne serez jamais certain de son séchage complet, de plus il s’avère qu’un support trop épais, n’est  pas bon pour l’accroche de la peinture à l’huile.
Lorsque cela est possible, préférez  travailler sur des supports rigides, surtout si vous prévoyez un travail en épaisseur. Les toiles souples ont tendance à se dilater et se contracter selon leur environnement.
Gardez une surface mate. Huiles adhèrent mieux aux surfaces mates.
3 – L’acrylique et ses médiums, une colle utile
Les peintures  acryliques  et les médiums font d’excellentes colles pour les travaux de collage.
4 – L’Acrylique rétrécie
La Peinture acrylique rétrécie  un peu quand elle sèche.
Et plus la touche est épaisse, et plus le retrait est important.
5 – Les acryliques sont plus claires quand elles sont humides.
En effet, le liant à l’intérieur de la peinture acrylique est de couleur blanche à l’état humide.
Lorsque la peinture sèche, le liant devient clair, presque transparent.  Le blanc disparaissant,  la peinture apparaît plus sombre.
Il faut donc que vous ajustiez le ton de vos couleurs en conséquence.
6 – Processus de séchage en deux parties
Acryliques ont fait un processus de séchage en deux parties.
La première étape est celle où la peinture forme une peau, elle est sèche au toucher. Cette peau peut se former en quelques minutes ou plus en fonction de l’épaisseur de votre film.
La seconde partie du processus de séchage se produit plus lentement lorsque la totalité du film de peinture en dessous de la peau sèche ou « durcit ». Cela se produit lorsque le reste du liant à l’intérieur de la peinture s’évapore.
7 – Gardez un vaporisateur à main près de vous.
La  peinture acrylique sèche  au toucher très rapidement.  Lorsque cela se produit une peau se forme et rend  la peinture impraticable.
Cela peut être assez frustrant quand vous avez toutes vos couleurs soigneusement rangées  sur votre palette.
Une façon de lutter contre cela est de garder vos peintures humides.
C’est là qu’un vaporisateur rempli d’eau est très pratique.
Gardez le pulvérisateur à proximité et vaporiser une brume légère sur vos peintures régulièrement pour les garder humides.
8 – Gardez vos pinceaux humides
Toujours garder un récipient d’eau à proximité et placez vos pinceaux dans l’eau lorsque vous ne les utilisez pas. La Peinture acrylique sèche très rapidement et peut ruiner vos pinceaux,  si vous laissez plein de peinture. Mais faite cela, seulement pendant la séance de peinture.
Ne laissez jamais vos pinceaux dans un liquide pendant une trop longue période.
9 – Nettoyez vos pinceaux soigneusement
Lorsque vous avez terminé votre séance de peinture, rincez vos pinceaux à l’eau puis laver à l’eau et au savon. Assurez-vous que toute la peinture a été retirée de la brosse et surtout au niveau de la virole.
Petit conseil, si un jour vous avez un pinceau complètement sec, vous pouvez utiliser un dissolvant à ongle pour redonner vie à votre pinceau.
Vous le laissez tremper dans un peu de dissolvant, et après vous rincez abondamment.
10 – Conservez vos peintures sur votre palette.
Il y a un moyen efficace pour garder vos couleurs sur votre  palette.
C’est :
Mettre un chiffon humide sur ces dernières,
Trouver un récipient qui ferme hermétiquement, dans lequel vous pouvez enfermer votre palette.
Mettre votre palette dans un récipient rempli d’eau.

Les Auxiliaires ou médiums acryliques

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11 – La préparation de votre toile
N’utilisez que des supports préparer à base de Gesso ou d’apprêt à phase aqueuse ou acryliques.
Ne jamais utiliser un apprêt à base d’huile.
12 – Ralentir le processus de séchage
Si vous voulez ralentir le processus de séchage de vos peintures acryliques, utiliser un additif connu comme un « retardateur ».
Vous pouvez l’acheter dans n’importe quel magasin de fournitures d’art.
13 – Sauvegardez vos peaux.
Quand la peinture acrylique sèche sur votre palette, elle forme une peau.
Ces peaux peuvent être récupérées et utilisées comme des objets dans un collage.
Certains artistes  ont même faire des bijoux à partir de ces peaux acryliques.
14 – Epaissir vos peintures.
Il ya un certain nombre de magnifiques médiums  sur le marché que vous pouvez ajouter à vos peintures pour  les épaissir. Des Médiums tels que les gels et pâtes à modeler, fonctionnent très bien.
Attention au modeling paste, qui est de couleur gris claire, et qui a tendance de blanchir ou « pasteliser » vos couleurs. Je vous conseil plutôt de l’utiliser pur et de revenir dessus avec votre couleur après séchage.
15 – Ajouter de la Texture à votre touche.
Il existe aujourd’hui, un grand nombre de médium à effet, pour la peinture Acrylique.  Ils sont disponibles dans n’importe quel  marchand de couleur de France.
Il existe même des gels qui contiennent des perles de verre, la pierre ponce, le sable, etc.
16 – Mat ou brillant
Vous pouvez modifier l’éclat de vos peintures en utilisant un médium  mat ou brillant.
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Comment maroufler : technique et préconisation

Qu’est-ce que le Marouflage ?

En peinture maroufler,

 

  1. C’est coller un tableau peint sur une toile avec de la maroufle en l’appliquant soit sur une toile pour la renforcer soit sur du bois ou sur un enduit de plâtre ou sur une muraille.
  2. Ces couvrir de la colle de pâte ou de la gélatine d’étoiles qui sont garnies de papier et clouté sur des châssis pour les rendre plus fermes et mieux tendus.

En règle générale, aujourd’hui, on maroufle pour les raisons suivantes :

  • pour fixer une toile peinte sur un support (mur, panneaux de bois, plafond ….)
  • Pour consolider une toile.
  • Pour réparer un accroc
  • Pour coller un papier sur un support

Ce qu’il faut savoir !
 

1 – Les combinaisons de matériaux.

Avant de coller un support sur un autre, il est important de connaître trois points essentiels et faciles à comprendre.
L’Hygroscopicité : Désigne la capacité de certains corps inorganiques et de tous les corps organisés vivants ou morts, à absorber l’humidité de l’air très rapidement. En règle générale tous les matériaux dits animaux, poils, fibre, peau, os,, sont sensibles à une chaleur excessive. Ces chaleurs les modifient fondamentalement en détruisant leur liaison d’hydrogène.
Risque lié à l’hygroscopicité des matériaux et mesures à prendre, Risque de développement de moisissures
Lorsque l’humidité relative de l’air est élevée, la teneur en humidité à l’équilibre des matériaux hygroscopique est si élevée qu’elle favorise le développement de moisissures.
Des moisissures apparaissent : sur des objets en cuir  sur du bois et de la laine, sur du coton.
Isotropie et anisotropie : Qui a les mêmes propriétés physiques dans toutes les directions.
Porosité et perméabilité : la porosité d’un corps est définie par l’importance relative qu’occupent les vides que sa structure comporte sous forme de qualité ou de canaux capillaires, on ne doit pas le confondre avec la perméabilité, qui est la capacité de laisser traverser un corps liquide gaz.
 
Lorsque deux matériaux sont associés par superposition, les composants gardent chacun leurs caractéristiques, leurs variations dimensionnelles liées aux variations de l’humidité relative à l’air peuvent être identiques, proches,  nulles ou inverser.
En conclusion, avant de choisir, votre support de marouflage, vérifier bien ces caractéristiques techniques.
Exemple : si vous en collez un papier sur une toile de coton, le coton étant très sujet aux variations hydrométriques, cela pourrait aller jusqu’au déchirement de votre papier.
Si vous marouflez pour la première fois, il y a trois cas, ou vous pourrez exécuter votre marouflage, sans trop de risques :

  • le marouflage de papier sur toile
  • le marouflage d’oeuvres sur papier sur un support en papier, carton ou bois
  • le marouflage de support vierge avant la réalisation de l’œuvre.

 

2 – Les matériaux pour le marouflage.

Les colles.
Les  naturelles : colle animale ou végétale, cire, résine, gomme, lin, farine, etc.

  • Colle Totin (colle de peau de lapin) on en trouve presque plus sur le marché Français. (inconvénient majeur elle se travaille à chaud, donc il faut aller très vite)
  • Gélatine animale (inconvénient majeur elle se travaille à chaud, donc il faut aller très vite)
  • Colle d’os
  • Farine de froment (vous trouvez la recette de la colle à farine ici)
  • Farine de seigle
  • Mélasse
  • Térébenthine de Venise
  • Miel
  • La caséine
  • Casé Arti  (LB) ou Casa Alba (Sennelier)
  • La colle d’amidon de riz

 
Les synthétiques : on trouve dans le commerce des résines synthétiques dont je vis vous en citer quelques-unes de façon non exhaustive.

  • Liant acrylique
  • Caparol
  • Capaplex
  • Méthyl Cellulose
  • Plextol B500 & B 360
  • Encollage universel
  • La colle à papier peint
  • La colle à bois
  • La colle blanche en générale.

Il y en a bien d’autres surtout en ce qui concerne les colles synthétiques, mais certaines sont difficilement trouvables dans les commerces traditionnels.
Utilisation des additifs dans les colles.
Il est conseillé vivement d’ajouter à toutes les préparations de colles naturelles, un antiseptique, ils sont indispensables dans toutes les formules de colle naturelle. Par contre, ils sont inutiles pour l’école synthétique.
 

3 – Les supports de marouflage.

Le papier :

Dans le cas du papier, je vous conseille de ne maroufler, que du papier. En effet, je vois mal maroufler une toile sur du papier, cela n’aurait aucune utilité. Ce support papier devra être fort, du type papier aquarelle 300 g, ou papier technique de 300 g et plus.

Le carton :

Personnellement, je ne maroufle que du papier sur ce type de support, et je ne l’utilise qu’en cas où le papier que j’ai à maroufler est déjà lui-même épais. Et je prends de préférence du carton à pH neutre.
Il faut de préférence encoller le dos du carton, pour que la colle exerce une tension similaire, au côté marouflé. Si vous ne le faites pas, la colle exercera une traction telle, que le carton gondolerait.

Le bois :

Mon bois préféré pour maroufler une toile ou du papier  reste le médium nouveau produit, qui a le grand avantage d’être lisse et d’exister en grande dimension jusqu’à 2 m sur 3 m, et en différentes épaisseurs.
Comme pour le carton, si vous utilisez un bois dont l’épaisseur est fine, il est nécessaire d’encoller le dos du support.
Par contre, le désavantage du bois surtout pour des grandes surfaces, reste son poids.

La toile :

Il faut choisir de préférence une toile au tissage très serré. Il ne faut jamais utiliser une toile vierge de toute préparation, et préférez le lin ou une toile synthétique à toute autre fibre.
Achetez de préférence dans un magasin de beaux-arts, une toile prête à emploi brute ou avec un encollage. Si vous achetez une toile brute, alors je vous conseille de la préparer avec un enduit universel ou une colle peau.

Le mur :

Le mur peut être un excellent support de marouflage, il est résistant, rigide et stable. Mais attention vérifiait quand même qu’il ne s’écaille pas, ne s’écrit pas, ne se décolle pas, il ne soit pas humide et doit être lisse.
 

4 – Les outils

Pour la préparation des colles

  • Récipients et casserole
  • Bain-marie (pot en verre assez large pour passer un pinceau de type Spalter et qui se referme avec un couvercle & une casserole pour mettre ce pot)
  • Un petit tamis pour éviter les grumeaux.
  • Un mélangeur pour les grands volumes (ou un batteur sur perceuse)
  • Une balance
  • Verre doseur
  • Cuillères, louches et spatules en bois

Pour la préparation des supports

  • Éponges, chiffons doux
  • Marteau, semences et pince à tendre pour les châssis
  • Un panneau de médium ou de contreplaqué d’une taille supérieure à l’œuvre traitée
  • Un film polyester (vous trouvez cela chez les spécialistes beaux-arts)
  • Une agrafeuse

Pour le marouflage

  • Spalters et brosse à encoller
  • Équerre et règle métallique
  • Cutter
  • Rouleau en caoutchouc
  • Raclette

5 – Mise en oeuvre du marouflage :

5  – 1 : papier sur papier,  carton et bois.

5 – 1 – 1  marouflage sur papier.

Le papier choisi doit être plus solide que le support original et plus rigide quelque part, on peut pratiquer un fonds tendu. Le papier humidifié et appliquer sur un contreplaqué voir un châssis ont chassé butèrent à la raquette après avoir posé un film polyester dessus, on enlève le polyester et maintient les bords du papier sur le contreplaqué par des bandes de papier kraft, on laisse sécher, on passe sur le papier sec une couche de colle pas trop fluide avec inspectèrent, on applique la couche d’intervention sans faire de prix, on repasse par-dessus une couche de colle un peu plus fluide, on laisse sécher, on pose éventuellement une seconde couche d’intervention de la même manière, on laisse sécher, on pose l’oeuvre sur un film polyester support en dessus, on l’on colle avec une colle légère et on le laisse quelques minutes se détendre l’humidité, on n’en colle la dernière couche d’intervention sur la même colle, quand le support original et bien détendu, on l’applique, en conservant dessus son film polyester, sur la couche d’intervention collée, on passe la raquette sur le film le pourchasser les bulles, puis on enlève le film et on laisse sécher.
Après séchage, on peut démonter l’ensemble en coupant les bords extérieurs du papier de marouflage et en séparant du contreplaqué.

5 – 1 – 2  Marouflage sur carton

  • Colle de peau 1 volume pour 10 d’eau
  • Caparol ou capaplex volume pour un volume d’eau

Le grand problème du marouflage sur carton, c’est que souvent la colle, exerce une traction sur le support et le déforme. Pour réussir à maroufler sur carton il faut équilibrer cette traction, en collant les deux faces du support, et cela en même temps, sans attendre le séchage de la première face. Une fois sèche, on pose une ou deux couches de colle et on fait comme pour le support papier ci-dessus.

5  – 1 – 3  Marouflage sur bois

  • Colle de peau 1 volume pour 10 d’eau
  • Caparol ou capaplex volume pour un volume d’eau

il existe deux types de bois utilisés pour le marouflage, le contreplaqué marine et depuis quelques années le médium. Comme pour le carton vous encollerez des deux côtés votre support bois. Par contre pour le bois je vous conseillerai vivement d’utiliser une colle acrylique.
Après la technique de maroufler est identique à celle ci-dessus.

5 – 2 : Marouflage papier sur toile

  • Colle – Colle de farine & Colle de peau
  • Toile de lin décatie
  • Couche de protection, papier japon ou mousseline & 2 feuilles de papier lavis. (pour limiter l’impact des mouvements de la toile)

Vous aurez préalablement tendu votre toile sur un châssis, attention au droit-fil et au décatissage.
On passera dessus une colle faite d’un mélange colle de farine et colle de peau de la consistance d’une pâte à crêpes. Ensuite nous installons le papier sur un support lisse et pas trop absorbant faces à encoller vers nous, nous mouillerons à l’aide d’une éponge le papier lavis sans faire de flaques et jusqu’à ce qu’il soit complètement détendu. Nous encollerons ensuite le papier et poserons colle contre colle. On chasse les bulles d’air et les excès de colle à la raquette passée sur un film polyester de protection.
On pose l’oeuvre à maroufler, sur un support de type contreplaqué ou médium, la face de l’oeuvre contre le support bois, entre le support bois et l’oeuvre, nous mettons un film de polyester.
On fait un encollage léger, je dirais même très léger sur l’œuvre, puis nous posons la mousseline sur ce support, ensuite on remet de la colle par-dessus. Il est important que la mousseline dépasse de quelques centimètres de chaque côté de l’œuvre. On laisse sécher.
On vient coller la deuxième feuille de lavis  humide, sur la mousseline, après encollage des de support. On laisse sécher.
On encolle les deux feuilles de lavis, à l’aide d’une colle fluide, on chasse les bulles d’air à la raclette l’oeuvre protégée par un film polyester.
On laisse sécher environ 20 heures.
Dans certain cas, vous pouvez après complet séchage, passer un coup de fer à repasser sur l’œuvre protéger soit par le film polyester, soit par un tissu épais et doux.

5  – 3  : Marouflage toile sur Mur

  • Toile peinte
  • Colle synthétique de type caparol, capaplex ou Plextol.

Le Marouflage d’œuvre  peinte sur toile sur un mur permet à un artiste de réaliser une oeuvre au sein de son atelier avant de l’installer sur un mur.
Dans un premier temps, il faut préparer le mur, il doit être lisse, propre, exempt de trous et de bosses, et de préférence sans peinture. Vous allez humidifier le mur l’imprégner pur, de préférence de l’eau minérale ou de l’eau de pluie. Vous allez imprégner votre mur de colle  synthétique  (de type caparol, capaplex ou plextol) un volume de colle pour quatre volumes d’eau. Vous allez passer quatre à cinq couches de façon successive est toujours dans le frais. La dernière couche se fera avec une colle synthétique diluer à un volume de colle pour un volume d’eau. Vous allez laisser sécher pendant trois à quatre jours.
Si vous avez ensuite imprégné votre toile du mélange un volume de colle pour un volume d’eau, ainsi que le mur.
Vous allez appliquer votre toile sur le mur progressivement tout en chassant les bulles d’air à l’aide d’un rouleau en caoutchouc.
 
 
 

Recette de la colle de farine dite colle traditionnelle pour Marouflage

Recette de la colle traditionnelle

recette de la colle de farine

La colle de farine.

Vous trouverez ci-dessous la recette de la colle à farine, dite colle raditionnelle, que j’utilise souvent pour maroufler des oeuvres sur papier ou toile.
Il n’existe pas de recettes, authentifiées. Celle que je vous présente ici, m’a été transmise par un enseignant de l’école des beaux-arts de Paris, Monsieur Abraham Pincas.
J’utilise cette colle depuis maintenant plus de 15 ans sans avoir eu de soucis.

Les ingrédients en poids

• 6 parts de farine de froment
• 1 part de colle de peau pulvérisée ou en grain
• 0,75 part de miel
• 0,15 bars de fluorure de sodium (vous pouvez demander à votre pharmacien)
• 8 parts d’eau
recette de la colle de farine ou colle traditionnelle pour marouflage

la préparation

Tout d’abord vous faites chauffer l’eau à 70° environ.
Vous mélangez la farine et la colle de peau dans un grand récipient. Une fois mélangé,  vous ajouter progressivement l’eau chaude à 70°.
Quand le mélange est homogène et complètement dilué (cela doit avoir l’aspect d’une pâte à crêpes), vous j’ajouterez le miel puis le fluorure de sodium et vous finirez embrassant convenablement ce mélange.
• La farine  la colle font l’adhésivité
• le miel comme pour l’aquarelle assure la souplesse
C’est une colle qui ne se conserve pas longtemps, il est nécessaire de préparer juste le volume nécessaire.
Le fluorure de sodium est très toxique et le seul fait de respirer ou de l’inhaler,  peut être dangereux. Il affecte le système circulatoire, le cœur, le squelette, le système nerveux central et les reins. À terme, il peut même causer la mort. D’autre part, il est très irritant pour la peau, les yeux et le tractus respiratoire.
En cas d’inhalation, il est nécessaire de s’écarter de toute source de poussières, se moucher, respirer sous oxygène artificiel si nécessaire et/ou consulter un médecin. En cas de contact avec les yeux et la peau, il faut se rincer abondamment à l’eau et surveiller s’il y a des complications

Adouard Adam : Droit de reponse sur le Medium Mat

Bonjour à tous ,

Aujourd’hui, je me permets de donner la parole à mon ami Édouard ADAM.
 
Edouard adam  le bleu Klein
Qui voulait répondre à mon article sur « Comment rendre un medium à peindre mat »
Édouard et pour moi plus qu’un ami,  je considère  comme mon mentor.
Nous sommes tous les deux passionnés par l’art mais surtout par les techniques picturales, tous les deux , nous nous considérons pas comme des artistes.
La famille Adam a tenu pendant trois générations, le fameux magasin « marchand de couleurs » à Paris. Son magasin lui a permis de rencontrer et de conseiller les plus grands peintres contemporains, parmi lesquels on retrouve Picasso, Nicky de Saint-Phalle, Giacometti, Georges Brach, Bernard Buffet, Jean du buffet, soulage etc .
C’est pour  Yves Klein qu’il a mis au point un médium qui n’altère pas la couleur du pigment bleu. C’est grâce à ce médium, que Yves Klein a pu aboutir à la couleur de son fameux IKB (International Klein Blue) 

klein

 

Edouard ADAM :

Je rapporte ici quelque propos notés en sténo et dactylographiés ensuite lors d’une conférence que j’ai donnée aux beaux-arts de Paris en 1966.
Je répondais à la question d’un étudiant  « je désirerais peindre à huile avec un aspect mat. Comment faire ? »
Ma réponse fut :

« Vouloir modifier la nature d’un produit et la porte ouverte à toutes les hérésies techniques. Le procédé de la peinture à huile permet d’obtenir une très grande variété dans tous les timbres optiques. Par exemple, des opacités, des translucides, des maigres et des gras, des minceurs et des épaisseurs, etc. Si vous préférez le mat, alors choisissez la matière qui saura vous rendre cet aspect. Par exemple la gouache, la détrempe, les vinyliques, la technique à la fresque et, bien sûr, le merveilleux et subtil pastel. »

Rappelons qu’en 1966 les couleurs acryliques, d’aspect mat satiné, était à peine connu. C’est pour ça que dans la réponse à cet étudiant je ne l’avais pas évoqué.

Et Vous donnez moi votre Avis

photo = Marie Coreixas