La toile à peindre mieux la comprendre, mieux l 'utiliser

La surface traditionnelle et ancienne pour les tableaux est la toile.

Les artistes ont peint sur toile tendue en utilisant des peintures à  l’huile de lin pendant des siècles. La toile tendue est légère (et donc portable) et relativement peu coûteuse.
Rien n’est vraiment comparable avec la sensation que nous avons quand nous peignons sur une toile tendue.
La toile pour artistes est faite de coton ou de lin, mais il existe d’autres types de toiles moins connus, comme la toile de Jute, la toile de polyester et les mixtes.
Elle est vendue apprêtée ou non apprêtée et livrée en rouleaux, prémontée ou montée sur châssis ou tendue sur carton (ce que l’on appelle le carton toilé).
La toile de coton est généralement vendue moins chère que la toile de lin. .
Le Linge de maison de qualité  est fait à partir de la plante de lin, la même source que l’huile de lin.

La toile à peindre  au rouleau

Les toiles au rouleau sont vendues généralement en rouleau de 5 m  ou 10 mètres, sauf pour les toiles brutes, ou le rouleau peut atteindre 50 mètres.
La hauteur est généralement de 1.60 ou 2.10 mètres
Dans le cadre de toile brute, elle peut être vendue pliée grossièrement.
Par contre, pour une toile enduite, il faut absolument refuser les toiles pliées, elles doivent être obligatoirement roulées, car vous aurez de la difficulté lorsque vous la tendrez sur un châssis, le pli pourrait facilement vous gêner.
 

La toile à peindre BRUTES

Pour les toiles en coton, il faut de préférence un fort grammage, pour être sur d’avoir une toile qui va se maintenir, 300 gr est un poids assez correct.
Attention le prix de la toile pour le coton varie selon son poids au mètre carré, plus il est lourd et plus elle est chère.
En ce qui concerne la toile de lin, ce qui fait exclusivement la différence dans le prix, c’est le tissage en lui-même :
Très rugueuse, rugueuse, grossière, moyenne, fine très fine, extra fine.
Plus le tissage est serré, plus le fil est fin et plus le prix de la toile est élevé.

La toile à peindre
Toile Grossière

La toile à peindre
toile à peindre Moyenne

la toile à peindre
La toile à peindre très fine

La toile à peindre ENDUITES

Les enductions utilisées par la plus art des fabricants européens sont de bonne qualité.
Il existe plusieurs types d’enduction :
Enduction colle de peau ou liant acrylique (C’est ce que l’on appelle lin naturel), ce n’est pas nouveau, je connaissais une artiste italienne mylena moreni, qui peignait sur tes toiles de coton à motifs qu’elle enduisait d’une enduction à base de colle de peau.

Enduction traditionnelle  

Elles sont enduites  de colle de peau + Gesso  ou liant acrylique + Gesso.

Toiles universelles

Elles sont enduites de deux couches de peinture acrylique blanc de titane ou de Gesso.

Toiles à l’huile

L’apprêt utilisé sur les “toiles à l’huile” est le blanc de zinc mélangé à l’huile de lin. La toile passe ensuite trois jours dans la chambre de séchage où elle sèche à l’air libre. La toile est ensuite poncée une seconde fois et une couche de peinture « blanc de titane » y est appliquée. La toile doit encore rester dix jours de plus dans la chambre de séchage.
Toiles absorbantes
Les “toiles absorbantes” sont enduites de deux couches de blanc de craie, mélangé à de la colle de peau de lapin. La peinture étant fabriquée à base d’eau, les toiles peuvent sans problème passer au four de séchage où l’eau peut s’évaporer rapidement.
 

Attention

Les Toiles brutes non traitées ne doivent pas entrer en contact direct avec de la peinture à l’huile, cela  provoquerait un pourrissement de la toile
Les anciens, traditionnellement, apprêtaient leurs toiles avec de la colle à base de peau de lapin et amorcée avec de la peinture à base de plomb.
 

La semaine PROCHAINE, Promis 🙂 , je vous explique comment monter une toile, et comment l’enduire, cela pourra vous êtes utile si vous avez récupéré les draps de votre grand mère.

 
Voici plusieurs vidéos de la marque CLAESSENS, peut connue en France, elle utilise des techniques différentes, mais ses toiles sont d’excellentes qualités.
 

 

 

Le Glacis : comment faire un glacis sans se tromper

Dans les ateliers des anciens maître du 17 e Siècle

le Glacis Hold Holland
Photo@musée de la marque Old Holland

Le Glacis

Le Glacis est une technique employée par les peintres depuis l’invention de la peinture à l’huile.
Bien qu’en théorie, elle soit très simple à appliquer, dans la pratique, cela peut être une entreprise très complexe.
En termes simples, le glacis  consiste à appliquer, habituellement avec une large brosse à poils souples, une couche transparente de peinture sur une autre couche de peinture sèche complètement opaque.
La sous-couche est généralement monochrome, mais il peut aussi contenir un peu de couleur. Les deux couches de peinture ne sont pas physiquement mais optiquement mixtes. Le Glacis est similaire au fait de placer une feuille d’acétate, ou Calque  de couleur sur votre tableau.
La préparation que vous utilisez pour faire votre glacis s’appelle aussi médium à glacis, vous pouvez facilement le fabriquer vous-même. Il doit contenir de l’huile et de l’essence de térébenthine et doit être relativement liquide et transparent.
Le Glacis crée une « brillance à travers, ». Un effet de vitrail unique qui ne pourrait être obtenu par mélange direct de la peinture.

Pourquoi Le Glacis ?

Le Glacis  est toujours limité à certains passages d’une composition. Les draperies aux couleurs vives étaient souvent faites avec la technique du glacis.
Le glacis a été utilisé pour deux raisons.
1 –  les artistes du passé avaient  très peu de couleurs brillantes disponibles. Par exemple, des pourpres, les verts et les oranges étaient soient rares et instables et devaient être mélangés avec des pigments disponibles. Le Violet était fait par un glacis bleu sur une sous-couche rougeâtre où vice-versa un.
2 –  Le glacis crée, comme nous l’avons dit, une luminosité extraordinaire impossible à réaliser autrement. Seulement, intrinsèquement les pigments transparents, appelés aussi laques, sont adaptés pour les glacis. Les principaux pigments utilisés pour les glacis étaient la laque de garance, le carmin, le bleu outremer naturel, le vert-de-gris, la laque jaune et l’indigo.

Le glacis a, cependant, plus d’un inconvénient.

Il est difficile de prévoir avec certitude l’effet chromatique final dans l’harmonie globale de l’ouvrage.
En raison de sa transparence, le glacis produit une profondeur optique qui attire l’œil du spectateur plus que les couches environnantes de peinture opaque qui couvrent habituellement la plus grande partie de la surface peinte de la toile.
En outre, il est facile de savoir comment un glacis doit être appliqué, on doit déterminer avec la plus grande précision, quel doit être son épaisseur : un peu trop maigre ou un peu trop épais peut modifier la couleur de la couche ou des tons de façons trop fortes ou pas assez.
La même chose vaut pour la sous-couche qui est généralement portée à son dernier degré de détail, car une fois poser le glacis, elle ne peut plus être corrigée facilement.
Pour ces raisons le glacis n’a pas été utilisé pour autre chose que des domaines très spécifiques de la peinture.
Aujourd’hui, il y a diverses études qui font référence à la technique du glacis  dans les peintures de Vermeer.
Cependant, les historiens d’art ont tendance à surestimer l’utilisation de Vermeer du glacis et ne distinguent pas entre le glacis utilisé comme une mesure de correction d’une couleur, et vrai glacis qui vise à créer un effet pictural que l’on ne pas reproduire autrement.
Ne pas prendre en compte ces deux possibilités, crée une perception déformée des méthodes de peinture de Vermeer.
Une peinture à l’huile ne peut pas être réalisée par une série de glacis successifs.
La majeure partie de la peinture du XVIIe siècle a été exécutée avec des couches opaques et semi-opaques de couleurs.
Les glacis attirent également la poussière en raison de leur forte teneur en huile.
 
Les Peintres hollandais comme Vermeer, utilisé le glacis de façon très sélective selon des formules bien connues.

Analysons  un tableau de VeermerLe Glacis,

Un exemple superbement conservé de glacis peut être trouvé dans le Vermeer « la fille au chapeau rouge ».
Dans la reconstruction de la gauche, différentes étapes du processus de peinture multi-étages du XVIIe siècle peuvent être observées.
Le chapeau rouge, selon la pratique courante pour la peinture des objets de couleur rouge vif, est d’abord modélisé avec des nuances de pur vermillon et de noir.
Par la suite, une fois que la sous-couche est complètement sèche, les zones plus claires seront vitrées avec une fine couche de laque de garance pure, tandis que les zones d’ombre seront creusées avec un glacis épais de laque de garance et, peut-être, un peu de noir.
La tapisserie du fond est vivement exécutée avec la technique humide sur humide (travailler dans le frais)  en utilisant différentes couleurs de terres et de l’outremer naturel.
Le vêtement en satin bleu, encore au stade de sous-couche, est modélisé avec de la terre d’ombre naturelle et petite dose de blanc dans les faits saillants.

Comment progresser facilement en art

La vidéo du jour aborde, le sujet de la progression dans votre art, ainsi que comment on peut finir par avoir sa propre écriture picturale.

Comment progresser facilement en art : La vidéo


Quand vous prenez des cours, très souvent, on vous demande de choisir un sujet que vous aimez et on vous aide à le peindre.
Et au gré des semaines, vous peignez sujet après sujet, sans vraiment savoir si vous progressez réellement.
Un ami peintre rennais m’avait, il y a bien longtemps, donné son petit truc pour savoir si je progressais.
Donc voici comment on peut observer sa progression en peinture, mais aussi comment on peut finir par avoir sa propre écriture.
Vous allez vous mettre dans la peau d’un sportif, qui s’entraîne pour les compétitions à venir !

Voici comment progresser facilement en art

Tout d’abord, vous allez choisir un sujet qui vous plaît, j’ai pris un vase IRANIEN du XIXe siècle, que j’avais acheté une bouchée de pain Comment progresser facilement en art dans une salle des ventes.
Prenez de préférence un objet simple à reproduire, ce n’est pas la peine de vous compliquer la vie.
Un vase, une bouteille, une boîte, pourront très bien faire l’affaire.
Vous allez commencer à le ou la dessiner, crayon, fusain, mine de plomb comme bon vous semble, prenez le médium qui vous convient le mieux.
Pendant trois mois au moins vous allez dessiner cet objet au moins une fois par semaine, et si vous êtes pressé deux à trois par semaine, vous allez dater et signer au dos chaque dessin.
À partir du troisième mois, vous verrez que vous avez fini par parfaitement appréhender le sujet, vous le connaissez, sur le bout de vos doigts, il est ancré dans votre tête.
Vous allez pouvoir passer à l’étape peinture, ne cherchez pas à mettre en scène l’objet, vous ne peignez que juste l’objet.
Et là, pareil, vous allez le peindre au moins une fois par semaine, dater et signer, le travail.
Trois mois plus tard, vous allez choisir le plus beau de vos dessins peints, et partir de là, vous allez, vous servir de CE DESSIN comme modèle.
Et re-trois mois, plus tard, vous allez regarder l’ensemble de vos dessins dessinés et peints, vous allez les classer par dates de création, et vous allez observer.
À partir de là vous devriez voir, vos progrès, et même commencer à voir sur les derniers, votre style qui commence à se monter.

J’ai testé ce système, et je peux vous dire que c’est un système idéal pour voir sa progression.