Vidéo:Comment choisir son papier aquarelle

Aujourd’hui, je mets en ligne cette vidéo sur

Comment choisir son papier aquarelle nabismag
Photo AtelierCanson

comment choisir son papier aquarelle.

100 % coton, ou 100 % cellulosique
190 grammes à 800 grammes
Grain torchon, Grain fin ou Grand satiné.

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Conseils sur les Huiles et particulièrement huile de lin

Aujourd’hui je vous parlais des huiles, et en particulier de l’ huile de lin.

 
Dans les arts graphiques : l’emploi de l’huile remonte à la Préhistoire. Des analyses ont montré que les artistes du magdalénien ont utilisé des huiles ou des graisses végétales comme liant pour leurs peintures dans les grottes d’Hélène et des trois frères de même à Fontanet. (Source François Perego)
Fleurs de Lin
 
Les principales huiles utilisées dans la peinture artistique sont :
Huile de lin, c’est l’une des plus utilisées dans l’art, Elle a un fort pouvoir siccatif par contre elle a  tendance à jaunir. On évite de l’utiliser dans les broyages des couleurs blanches et bleues.
Huile d’oeillette, appelée aussi huile de pavot, c’est une huile qu’on a longtemps utilisée pour broyer justement le blanc et le bleu, la marque Talens,  dans son manuel les matériaux pour artiste peintre porte un jugement très sévère sur cette huile que la marque accuse de faire poisser indéfiniment les couleurs.
Huile de carthame est une huile qui de plus en plus utilisée par les marques dans le cadre du broyage, certaines personnes émettent un doute sur cette huile, n’ayant pas le recul nécessaire sur sa stabilité dans le temps.
Huile de tournesols (chez LUKAS)
Nos anciens utilisés aussi huile de noix, c’est une huile qui a été longtemps utilisée par les vieux maître, mais depuis lors elle est tombée en discrédit. On lui reproche de rancir facilement. J’ai teste et une bouteille d’huile de noix entamée, met moins de trois mois pour rancir
Huile d’œuf, c’est Vibert qui a signalé le premier que le jaune d’œuf renfermait une huile possédant des qualités intéressantes du point de vue pictural. Ses huiles se distinguent des autres huiles animales par deux propriétés surprenantes elle ne se corrompt pas et  dissout les résines à froid (source Xavier de Langlais). C’est Vibert qui a créé pour la marque Lefranc et Bourgeois, le fameux médium à l’œuf.
 

Huile de lin

Cette huile est extraite des graines de lin. Il faut savoir qu’il existe deux types de lin, le lin oléagineux, et le lin textile. Le lin graine-de-linoléagineux ses fibres sont plus courtes, plus ramifiées et il produit plus de graines, alors que le lin textile à des tiges plus longues.
Les graines de lin sont stockées pendant plusieurs mois dans un virus sec après leur récolte.
En général les graines sont préalablement chauffées autour de 115° et cela pendant 30 à 60 minutes, cette  étape permet de diminuer la viscosité de l’huile. Ensuite elles sont souvent pressées.
Il existe tout un procédé de raffinage de l’huile brute, assez complexe et dont je ne vous parlerai pas pas, pour ne pas rentrer dans des termes trop techniques, mais sachez que les trois principales phases sont le dégommage, la neutralisation, et la décoloration.
 

Utilisation

Pendant longtemps huile de lin était utilisée dans le broyage des couleurs.
Comme je l’ai signalé ci-dessus on l’apprécie beaucoup pour l’ensemble des couleurs qui sont en général peu sensible au jaunissement, ainsi que pour les couleurs moins siccatif comme certains noirs.
Mais nous la retrouvons aussi dans la confection de médium à peindre, de vernis gras et d’encre grasse.

Son séchage.

Dans le cadre de l’huile, on ne peut pas parler vraiment de séchage car elle ne s’évapore pas. Huile durcie par oxydation, lorsqu’elle a absorbé une quantité d’oxygène suffisante. Ce qui nous permet de constater une augmentation de son poids, elle se solidifie à partir de la couche la plus superficielle. Toutefois le film dur obtenu très rapidement, isole de l’air (de l’oxygène) et retarde par conséquence l’oxygénation et le séchage de la peinture en son cœur.
C’est pourquoi très souvent je déconseille d’augmenter la siccativité  de l’huile, car même si la première peau se fait encore plus rapidement, cela ralentit considérablement le séchage à cœur.

La cuisson des huiles de lin.

La cuisson des huiles a très longtemps passionné les maîtres picturaux. Ce qui explique que nous retrouvons dans de nombreux écrits, un nombre un considérable de recettes de cuisson d’huiles.
Toutefois deux techniques semblent être privilégiées, à feu nu ou par eau bouillante.
Les avantages d’une huile cuite sont :
un brillant plus dur, proche de celui de l’émail,Huile de lin cuite Viscosité- photo T MERCIER
une viscosité plus accentuée, les couleurs broyées avec ce type d’huile donnent une patte qui s’arrondit plus facilement sous le coup de pinceau.
Une siccativité  plus grande, personnellement sur une huile que j’ai cuite pendant plus de trois heures, j’ai obtenu une siccativité proche du double.
Une des recettes qui m’a amusé dans mes recherches c’est la fameuse recette de la plume du poulet.
Prendre un demi-litre de huile de lin la versait dans un pot en terre ajoutée trois gousses d’ail et laissez cuire jusqu’à ce qu’une plume de poulet frise.
Personnellement j’utilise un vieux faitout en terre cuite, que je mets sur le gaz et je laisse cuire pendant trois heures à feu doux, avec un oignon, c’est l’oignon qui me dit si l’huile est assez cuite ou pas, il faut qu’il donne l’impression d’être grillé.
 
Après sa cuisson huile a un aspect noirâtre, pour la clarifier, je la verse dans un pot en verre transparent à large ouverture, je la mets sur le rebord d’une fenêtre très souvent ensoleillée.  Je ne referme pas hermétiquement ce récipient en règle générale je pose une lamelle  de verre dessus. J’attends trois à quatre mois avant son utilisation.
J’ai remarqué que quand je faisais cette recette l’été l’huile avait plus de force.

Les  huiles polymérisées.

Elle porte plusieurs noms, l’huile de lin polymérisée, la standolie ou la stand – Oil
Les huiles  polymérisées, sont extrêmement onctueuses et donne une patte riche et très jolie. Personnellement je ne l’utilise pas je préfère utiliser l’ huile cuite car je trouve que elle arrondit trop fortement sous les coups de pinceau. Mais cela est  dû à ma technique picturale.
Son défaut : Elle est beaucoup moins siccative.
Attention c’est une huile a utilisée avec beaucoup de précautions. Car sa viscosité,  son manque de siccativité,  interdisent de l’employer pure.

Mon avis :

je vous conseille d’utiliser l’huile de lin, crue ou  cuite,  plutôt dans le broyage des couleurs ou la fabrication d’un médium ou d’un vernis.
Je vous déconseille de l’utiliser pure pour diluer une peinture sortie du tube.
 
 
 

J'ai trouvé pour vous un pinceau pour les détails et tirer de longs Traits

Aujourd’hui premier Vidéo sur le site,

J’ai testé pour vous le pinceau de chez MANET, le pinceau JUPON ou TRACEUR, Série 947 Numéro 10 en martre et imitation Petit GRIS.

Je vous rappelle, que je ne suis pas payé par les marques, que j’ai pris l’habitude de dire ce que je pensais d’un produit.
J’aime beaucoup cette marque, car la plus part de ces pinceaux sont fabriqués en FRANCE ?.
Ce qui n’est pas toujours le cas des fabricants Français.
La société Manet se situe Près de CAEN.

Le pinceau 947 de chez Manet, est un pinceau surtout conçu pour peindre à l’aquarelle, la gouache et l’encre. Il est extremement pratique pour les détails, ou tirer de longs traits, comme les cordages d’un bateau, son mat, voir des tiges de Fleurs.
Sa pointe est en martre, poil très nerveux, et ayant une bonne retenue du liquide. Et son corps est en imitation petit gris pour un réservoir important.
Attention de pas confondre la MARTRE et la Martre Kolinski, qui n’en n’est pas vraiment, Kolinski c’est le nom que l’on donne au fourrure de vision en Sibérie.

Mon avis.

C’est un très bon pinceau, son prix est extrêmement abordable moins de 25 euros, je l’ai même vu à moins de 20 € sur le net.
Je le conseille vivement pour les aquarellistes qui font beaucoup de détails.
Son trait presque celui d’une plume.

Les térébenthines et Baume de Venise

Gemmage terebenthine de veniseLa térébenthine
ét
Les Baumes

 

La nature et l’origine  de la térébenthine

La térébenthine est une sécrétion naturelle appelée aussi exsudat des conifères, formée d’une essence et d’une résine. On la récolte par incision du tronc de l’arbre.

Les  térébenthines sont issues :terebenthine de venise et baume

  • La térébenthine de Venise est issue du mélèze d’Europe.
  • La térébenthine de Strasbourg est issue du sapin récolté surtout dans les Alpes suisses françaises et italiennes ainsi que dans les Vosges.
  • Le baume du Canada est issu de divers variétés de sapins nord-américains tels que le sapin baumier, le sapin de fraser.
  • Le baume d’Oregon est issu du sapin Douglas, pain d’Oregon.
  • La térébenthine du Jura et la poix de Bourgogne sont issues de l’épicéa.

Les térébenthines sont connues depuis la Préhistoire. C’est la forme la plus simple d’utilisation d’une résine.
La plus utilisée dans le domaine de l’art et la térébenthine de Venise. Elles sont constituées d’une partie volatile (l’essence végétale)  et d’une partie non volatile (le colophane ou la résine naturelle).
Elle se présente sous l’aspect d’une liqueur sirupeuse en été et d’un baume très consistant en hiver. Sa coloration est légèrement ambrée.
C’était de ce baume qu’on retirait autrefois l’essence de térébenthine de Venise.
 

Utilisations.

On utilise de moins en moins les térébenthines, elles sont considérées comme nocives voire dangereuses. La térébenthine de Venise souvent utilisée en milieu beaux-arts, fait l’objet de beaucoup de réserve de la part des spécialistes de la profession. En effet, la dose doit être minime pour éviter tout accident (film poisseux, mauvais séchage, sensibilité de la peinture aux solvants…)
Et on considère que ces avantages sont moindres par rapport à la résine mastic ou à la résine Damart.
On l’emploie aussi comme plastifiant dans les colles de marouflage,  mais cela reste critiquable.
Elle peut être employée dans la peinture à lui l’on médium, mais attention elle retarde le séchage.
Toutefois on utilise encore la térébenthine de Venise de cette façon :
On la dilue un peu dans de l’essence de térébenthine ou dans l’essence d’aspic (essence de lavande).
Xavier de Langlais« l’utilisait pour donner une fraîcheur et un éclat extraordinaire à ses couleurs.
En outre mélangé au verni à peindre,  elle supprime pratiquement l’embut.
Son emploi suppose, cependant une certaine expérience, la térébenthine de Venise, séchant très lentement, ce qui revient à dire qu’elle ne doit être mélangée à certains tons, peu siccatif par eux-mêmes, qu’avec la plus grande prudence. »