7 conseils pour bien signer une oeuvre

Votre signature est importante

Les signatures sont une ancienne tradition et remontent à 176 av JC. Elles ont été initialement demandées pour faire valider un mariage. En termes juridiques, la définition est « une marque ou un signe émis par un individu sur un instrument ou un document pour indiquer sa connaissance, son approbation, son acceptation ou son obligation« .

Voilà pourquoi votre Signature est importante

Les artistes gardent toujours la tradition de la signature en signant leur travail. La signature de votre peinture a toujours été et sera toujours un élément important de l’évaluation de l’art. Cependant, la quantité d’artistes que je rencontre, à la fois professionnels et amateurs, qui créent souvent un beau travail, mais qui luttent avec leur signature est stupéfiante.
Malheureusement, de nombreux artistes voient une signature comme une pensée après coup, certains n’utilisent même plus de signature. Pour ces derniers, je vous conseille de reconsidérer la chose.
7 conseils pour bien signer une oeuvre
Quand quelqu’un voit votre art pour la première fois, vous voulez qu’il reconnaisse votre travail. Au fil du temps, votre travail changera sans aucun doute, changera de direction, évoluera. Votre signature est là pour rappeler à tous que c’est votre travail à vous et à vous seul.
En tant qu’artiste, vous avez peut-être passé des heures à penser à une signature unique, mais simple, pour signer vos peintures. D’expérience, plus votre signature est simple, plus vous serez cohérent, mais elle doit rester élégante pour les années à venir.
 
Il n‘existe pas vraiment de pinceaux spécifiques pour signer vos tableaux, mais certains peuvent faire l’affaire en fonction du style de votre paraphe.

Mes conseils pour bien signer une oeuvre.

Quelque soit votre technique, privilégiez un pinceau qui à une réserve de matière, car cela évite de recharger votre pinceau trop souvent.
Evitez donc pour cela de prendre des pinceaux synthétiques, même si les fabricants ont ait des progrès.
Les poils naturels du type Martre, petit gris ou écureuil, Mangouste ont une grande capacité de charge.
Essayez aussi d’utiliser un manche  court.
Votre signature ne doit pas nécessairement épeler votre nom. Par exemple, Vermeer a signé une partie de son travail avec un monogramme caractéristique ou différentes combinaisons de lettres de son nom.
Voici la signature de celle de DURER    ———>
 
 
 
Je récapitule :

7 conseils pour bien signer une oeuvre :

  1. Signez votre art dès qu’il est terminé, ou du moins après séchage de votre travail.
  2. Ne signez pas sur une peinture vernie. Et oui, Il faut pouvoir enlever le vernis de l’oeuvre de temps en temps, et si vous avez signé sur le vernis ….. adieu la signature.
  3. Datez votre art. Si ce n’est pas sur le devant, sur le dos de la toile et non sur le châssis comme je vois parfois.
  4. Signez votre art dans le même médium que votre travail.
  5. Signez de préférence toujours au même endroit, cela fait parti aussi des moyens d’authentification d’une oeuvre.
  6. Soyez unique, mais soyez alphabétisé, que ce soit avec un monogramme ou un nom.
  7. N’oubliez pas que votre signature représente votre identité et également l’authenticité de vos œuvres.

Comment choisir au mieux son chassis et sa toile à peindre

Il n’est pas toujours aisé de se retrouver parmi les différents chefs, la composition des toiles ou l’enduit qui les protège. Je vais essayer de débroussailler pour vous le méandre de l’histoire du Châssis pour vous aider à choisir celui qui vous conviendra le mieux.

Choisir le format le mieux adapté à votre sujet.

 
En France et seulement en France, on distingue trois familles de châssis suivant des normes très précises : la figure, paysages ou marine. Tous ont une forme rectangulaire. Ils ont été conçus pour des sujets précis. Toutefois, ne vous arrêtez pas à cela quand même.
Les formats Figure « F » sont les formats les plus proches du carré. Leur forme a été conçue pour les natures mortes, les portraits et toute composition en général.
Les formats Paysage « P » sont un peu plus rectangulaires que les précédents. Comme leur nom l’indique, ils conviennent particulièrement aux peintures de paysages.
Les formats Marine « M » sont les plus rectangulaires. Leur forme longiligne permet de réaliser des marines, bien sûr, mais aussi toute vue panoramique.
zoom
Mais il existe aussi, des formats dit « Européen »  :
Les Carrés, double carré et Triple Carré
Et d’autre format un peu plus complexe comme :
24x 30 – 30 x 40- 40×50 etc.
 
Ceux  de format que l’on trouve surtout dans les autres pays européen.
 

Des montants emboîtés ou des montants collés.

enfourchementOn trouve encore dans certains magasins des châssis aux montants collés, ce type de châssis est en voie de disparition. Dans l’ensemble, c’est un produit que je vous déconseillerais, car en cas de transport régulier de vos oeuvres, ou de problèmes hydrométrie, vous ne pourrez pas intervenir sur votre toile sans la démonter du châssis. Par contre, ils peuvent être idéals pour des châssis allant du zéro ou six.
Je vous conseillerai donc plutôt des châssis aux montants emboîtés, ou des châssis à clés. En effet ce type de châssis grâce à des clés (petite pièce en bois) que l’on insère à chaque angle du châssis, ainsi qu’au niveau des traverses.
Ces clés permettent de retendre la toile quand celle-ci se voit légèrement. Il faut dans ce cas frapper délicatement les clés chacune à leur tour, jusqu’à ce que la toile soit à nouveau tendue. Si la toile est légèrement voilée vous pouvait aussi passer un coup d’éponge humide à l’arrière de la toile, et vous verrez que par magie elle va se retendre toutes seules.

La composition de la toile

Les toiles cloutées sur les châssis sont aujourd’hui disponibles en lin, en coton, en mixte (lin-coton, lin-polyester) ou en synthétique (polyester tissé). Pour choisir celle qui vous convient, nous allons voir leurs différences.
La toile de Lin :
La toile de lin est constituée de fibres végétales qui ont été découvertes 7000 en av. J.-C. Cette toile présente une excellente stabilité dans le temps. Je prends souvent comme exemple pour prouver mes dires les bandelettes des momies égyptiennes qui sont souvent mieux conservées que la momie elle-même. Il y a aussi le saint suaire du Christ qui date aujourd’hui de 2000 ans.
C’est le support préféré des artistes, car sa fibre et agréable à travailler et offre très peu d’élasticité. On reconnaît une bonne toile de lin à son petit nombre de nœuds. On peut les observer en retournant la toile.
La toile de coton :
Le coton est employé dans l’industrie textile en Europe depuis le XVIIIe siècle. Il n’a fait qu’une apparition récente sur le marché Attis artistique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. La toile de coton présente deux inconvénients majeurs, elle est putrescible et elle se détend en cas d’humidité. Il est important quand même de dire qu’aux États-Unis, cette toile est majoritairement vendue aux artistes peintres.
La toile synthétique :
La toile synthétique est une invention assez récente. Elle se distingue des autres toiles par son envolèrent parfois verre ou blanc cassé. C’est un matériau d’avenir : il résiste bien aux variations de l’ hygrométrie et convient parfaitement à toutes les techniques picturales, particulièrement à la peinture acrylique. Mais attention certains synthétiques de Marque non européenne, peuvent devenir cassants. Reste pour les artistes peintres professionnels, le délicat sujet de sa durabilité. À ce jour, nous n’avons pas le recul nécessaire, pour affirmer ou infirmer, la durée de sa longévité.
chassisentoilesgene

Choisir son grain

Chaque toile, quelle que soit sa nature, présente un grain plus ou moins épais. Dans le commerce, pratiquement toutes les toiles sont vendues avec un grain moyen.
Mais il existe sur commande ou dans certains grands magasins beaux-arts, différentes qualités et grosseurs de grain.
Une toile à gros grains est idéale pour les empâtements et les travaux en épaisseur, car la peinture y adhère beaucoup mieux.
Pour un travail en glacis, ou pour des natures mortes, ou pour un travail très précis tout en fluidité, il est préférable d’utiliser une toile à des fins.

L’importance d’un bon apprêt

La plupart des châssis sont habillés de toile apprêtée avec un enduit universel, compatibles aussi bien pour l’huile que pour l’acrylique. Ces toiles ne nécessitent pas de préparation supplémentaire avant leur mise en oeuvre. Si par hasard la toile est vierge de toute enduction, il faut absolument l’enduire pour en assurer sa pérennité, et pour éviter que la peinture ne craquelle.
Il faut noter aussi que depuis maintenant une dizaine d’années, il existe des toiles n’ont pas apprêté, mais juste encollée.
chassis-entoiles-en-lin-natura