Leçon sur la couleur = la loi de chevreul

Sur ce blog, vous êtes très nombreux à vous pencher sur la problématique de la couleur, ses mélanges, ses harmonies.
Vous êtes tous aussi nombreux à avoir lu un grand nombre de livres pour évoluer.
Il est vrai que seul l’apprentissage permet de progresser, et la lecture permet souvent d’avancer plus vite.
Or apprendre les règles ne suffisent pas, connaître la recette d’un gâteau ne vous garantie pas que vous allez le réussir, il en est de même en peinture.
Et très souvent quand le résultat que vous escomptiez, n’est pas au rendez-vous, la responsabilité ne vient pas de la règle, mais souvent du à un abus ou une erreur interprétation.
Une erreur constante, que j’ai pu constater c’est celle de l interprétation des lois de CHEVREUL : Il faut, non seulement les connaître, mais apprendre à les appliquer à bon escient.

Leçon sur la couleur = la loi de chevreul

Leçon sur la couleur = la loi de chevreul
 
Rappelons, donc quelques passages essentiels du fameux livre, «  la loi du contraste simultané des couleurs. »
ou  Leçon sur la couleur = la loi de chevreul
Règle 1
Mettre de la couleur sur une toile, ce n’est pas seulement colorer de cette couleur la partie de la toile sur laquelle le pinceau est appliqué, c’est encore colorer de la complémentaire l’espace qui lui est contigu.
Règle 2
Mettre du blanc à coté d’une couleur, c’est en rehausser le ton, c’est comme si on ôtait à la couleur la lumière blanche qui en affaiblit l’intensité.
NB : j’écrirai prochainement un article justement sur l impact de la lumière blanche sur une couleur.
Règle 3
Mettre du noir à côté d’une couleur, c’est en abaisser le ton, c’est ajouter au noir la complémentaire de la couleur juxtaposée.
Règle 4
Mettre du gris à coté d’une couleur, c’est la rendre plus brillante, c’est en même temps teinter ce gris de la complémentaire de la couleur qui lui est juxtaposée.
Règle 5
Mettre une couleur foncée près d’une couleur claire, c’est élever le ton de la couleur foncée et abaisser celui de la couleur claire. Indépendamment de la modification résultant du mélange des complémentaires.
Règle 6
Juxtaposer deux teintes plates de tons différents d’une même couleur, c’est produire du clair-obscur, par la raison qu’à partir de la ligne de juxtaposition, la teinte de la zone du ton le plus haut va en s’affaiblissant insensiblement tandis qu’à partir de la zone de ton le moins élevé va en augmentant : il y a donc une véritable dégradation de la lumière.
 
En résumé, la juxtaposition de deux couleurs leur fait perdre ce qu’elles ont d’analogue.
La loi du contraste des couleurs est donc bien inverse du mélange des couleurs d’après lequel le rouge mêlé au jaune fait de l’orangé, le jaune, mêlé au bleu fait du vert, et le bleu mêlé au rouge fait du violet.
Or, si le jaune mêlé au bleu donne du vert, lorsqu’il est juxtaposé au bleu il prend de l’orangé, il perd donc du bleu. Et si le bleu prend du violet, il perd donc du jaune, phénomène inverse du mélange des couleurs bleu et jaune.
LA TEINTE
Chacune de deux couleurs juxtaposées (jaune et rouge par exemple) se colore de la complémentaire de l’autre.
VALEUR
Le voisinage d’une couleur foncée et d’une couleur claire exalte la différence de luminosité.
PURETE
Du blanc ou du gris à coté d’une couleur rend celle-ci plus pure (voir ci-dessus, elle retire du blanc).
Pour exemple, nous trouverions qu’un point blanc et plus blanc s’il est posé sur une fond noir que sur un fond gris. (OMO lave plus blanc que blanc comme disait COLUCHE)
Et non seulement le point blanc paraitra plus blanc, mais il paraitra plus grand à coté d’un point noir sur fond blanc.
C’est VAN GOGH et le DOUANIER ROUSSEAU, qui ont utilisé cette règle pour donner une impression de grossissement apparent d’une source de lumière vive.
Leçon sur la couleur = la loi de chevreul
 
Source ; livre de Chevreul – «  la loi du contraste simultané des couleurs. »
Et le livre technique du tableau de Marc Havel.

Alla prima ou dans le Frais, tous sur cette technique

La technique ALLA PRIMA  «  dans le frais »
La technique dite «  Dans le Frais », est  appelée aussi alla prima (traduction = dès la première fois), ou au premier coup, est une technique directe.
On appliquait déjà l’alla prima à la fin du XVII°  Siècle, mais il faut avouer assez  rarement.
Mais au XIX°  Siècle, cette technique était devenue très courante, bien qu’elle ne fût pas toujours acceptée immédiatement, même à cette époque.
Grâce aux développements de l’industrie de la peinture à l’huile, Le pigment que l’on broyer en atelier, est devenu la pate colorée que l’on connait aujourd’hui (Le tube).
Cela a permis aux artistes d’obtenir une couche picturale, qu’ils ne pouvaient obtenir avant que par plusieurs couches très souvent transparentes.
Par opposition à la peinture en plusieurs couches, « technique des glacis », la technique dans le frais conduit directement au résultat final.
Car en générale, un tableau alla prima se fait en une seule séance, avec parfois des retouches le lendemain, quand la peinture est encore fraiche.
Cela signifie que le sujet est fixé immédiatement  sur la toile, et qu’après l’ébauche maigre, chaque touche de pinceau se mêle aux couches déjà appliquées et encore humides.
Les entremêlements de couleur des différentes couches sont le résultat de la touche humide du pinceau dans les couches du dessous encore fraîches.
D’où le nom que l’on a donné à cette technique  « dans le frais ».
En dehors de la composition, la couleur et la forme, ce sont  les textures de la peinture et du pinceau qui jouent un rôle important dans cette technique.
Les éléments caractéristiques de la technique dans le frais sont la vigueur, l’expressivité et aller directement à l’essentiel.
Parmi les peintres célèbres qui l’ont utilisé, il y a :
VAN GOGH – Dans l’art impressionniste, expressionniste et abstrait, les caractéristiques  structurelles de la peinture à l’huile ont continué à jouer un rôle important. Et Vincent Van Gogh fut un peintre exemplaire, qui mit à profit toutes les possibilités de la peinture pâteuse, ce qui aboutit à ces très nombreux tableaux « alla prima ».
Alla prima ou dans le frais tous sur cette technique
En touches claires, amlternantes et rythmiques, Van Gogh fixe la forme, la lumière et l’espace. Il applique ses touches toujours en pleine couleurs.
MANET – Cette technique était beaucoup appréciée par Edouard Manet, elle lui permettait de fixer ce qui se passait sur la scène. Comme dans ce tableau « Chanteuse du café concert -1880».
Il faut avouer aussi que l’invention du tube métallique transportable a augmenté les possibilités de nombreux peintres, qui jusqu’à présent étaient obligés de peindre en atelier.

Attention – La technique dans le frais n’est pas une technique simple. L’application directe des touches de couleur à leur place exacte et la composition des couleurs en mettant des touches au dessus d’une touche encore humide, est très délicate, car pour les non experts, les œuvres peuvent vite devenir grises et fades.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Quand est née vraiment l'acrylique

Bon, je vous l’ai déjà avoué ma peinture de prédilection reste la peinture à l’huile, mais j’utilise quand même très régulièrement la peinture acrylique.
Mais savez-vous vraiment quand est née cette technique ?
Il faut savoir que de tous temps les artistes ont testé de nouveaux matériaux pour peindre, et surtout pour résoudre le problème du temps de séchage de l’huile.

Quand est née vraiment l’acrylique

C’est aux Etats-Unis qu’il faut se rendre pour suivre les premiers pas de cette création.
Les toutes premières peintures dites « synthétiques » sont nées au début du 20° siècle dans  l’état de New York, elles étaient destinées à l’industrie du bâtiment et de l’automobile.
Juste un petit aparté (voire à part Ted), c’est aussi de l’industrie automobile que nous sont parvenus les nouveaux pigments avec une excellente tenue à la lumière, rappelez-vous, les premières voitures rouges dans les année 80, au bout de 5 ans elles étaient devenues ROSES, aujourd’hui ce n’est plus le cas.
Ces premières peintures synthétiques ont été rapidement utilisées par des artistes, d’abord par des mexicains pollock(je ne sais pas si c’est pour une raison économique qu’ils ont commencé à l’utiliser) et par des artistes américains comme Charles POLLOCK.
Puis est né un deuxième type de peinture synthétique l’alkyde, type de peinture que l on peut trouver  encore chez Winsor et Newton, sous une nouvelle formulation.
Bon c’est ici que démarre un certain flou artiste, vous allez me dire c’est normal.
Deux marques se disputent la création de l’acrylique.
La première est développée parla marque magma, dirigée  les imprimeurs américains Leonor Colour et Samimgol7135236_amb_gd Golden, elle est mise sur le marché en 1949. Cette peinture se dilue avec de l’essence de térébenthine, elle est utilisée par les peintres Rothko, de Kooning, Barnett Newman, Kenneth Noland ou Morris Louis.
Golden qui a finit par crée sa propre marque d’acrylique, l’acrylique GOLDEN.
En 1955, une entreprise de l’OHIO  à Cincinnati, PERMANENT PIGMENTS, spécialisée dans le broyage des couleurs à l’huile, crée l’acrylique tel que nous la connaissons aujourd’hui.
Le directeur de cette société, Henry LEVISON, chercha un nom à sa nouvelle peinture, comme grâce à elle nous pouvons passer d’un état fluide à un état de texture plus épaisse, il a donc décidé de l’appeler «  Liquid Texture » ce qui est devenue LIQUI TEX.
L’accueil pour ce nouveau médium (peinture) fut au départ mitigé. Il a fallut  une grande campagne de liqsoft_1_liquitex-soft-body_04communication et l’utilisation de la liquitex par de grands artistes comme Andy Warhol et David Hockney, pour que l’acrylique soit utiliser par les artistes Américains.
Elle n’apparaît pas en Europe avant les années 1960 : Pierre Alechinsky la découvre à New York en 1965.
(source Wikipédia &Liquitex )