Pouvez-vous nommer le premier réaliste?

Ceci est la traduction d‘un article de Courtney Jourdan

Gustave Courbet: le rebelle du mouvement romantique

Apprendre les détails de la vie d’un artiste – le drame, les luttes, le banal – peut donner vie à son histoire et à ses contributions à l’art. La vie de Gustave Courbet correspond à ce projet de loi.
J’ai adoré découvrir tous les détails de la façon dont il a été annoncé comme un rebelle du mouvement romantique. Et, il est maintenant considéré comme l’un des premiers à propulser le réalisme dans le monde moderne.
Imagine seulement! Imprégnez-vous de l’histoire – c’est assez épique.

Pouvez-vous nommer le premier réaliste?

La grandeur est née

Né en 1819, Gustave Courbet est sorti du paisible village rural d’Ornans, en Franche-Comté, pour devenir l’un des artistes les plus célèbres et les personnages les plus provocateurs de la France du XIXe siècle. À une époque dominée par le romantisme et le néoclassicisme encore omniprésent, il a saisi un nouveau sens du réel dans la peinture. Et ainsi, il est souvent crédité d’avoir inventé le terme «réaliste».

Auto-portrait à la pipe

Gustave Courbet a travaillé à une époque de grands changements sociaux et politiques. Ses peintures reflètent la montée en puissance des masses, l’ascendance d’une perspective scientifique et utilitaire, et l’influence d’une pléthore de mouvements artistiques et intellectuels qui ont balayé Paris au milieu du 19e siècle et ont tout couvert, de l’anarchisme au symbolisme.
Mais plus que toute autre chose, Courbet était simplement un peintre dont les surfaces tactiles épaisses, aidées par une technique agressive au couteau (à palette), ont donné à ses images une présence physique très innovante, théâtralement affirmée et complètement unique. Son approche directe et parfois presque naïve de la peinture lui a permis de montrer des gens ordinaires et des événements ordinaires à une échelle autrefois réservée aux visions des dieux, des rois et de la noblesse.
L’artiste a salué l’arrivée de la photographie, qu’il a rapidement utilisée comme référence pour son propre travail. Et, sa carrière s’est étendue au-delà du réalisme, au point où il a commencé à jouer avec de nouvelles idées qui deviendraient l’impressionnisme.

Aucun mentor à nommer… Vraiment?

« Pour dire la vérité, je dois déclarer que je n’ai jamais eu d’enseignant », a écrit Courbet à un rédacteur en chef en 1851. Comme beaucoup de récits personnels de l’artiste, ce n’était pas tout à fait vrai. En fait, la formation d’artiste de Courbet a commencé tôt dans la vie et s’est prolongée pendant quelques années.
Son père, un petit propriétaire terrien, a pris soin de faire instruire son fils et espérait qu’il entrerait dans une profession solide comme la loi. Dans son adolescence, cependant, Courbet devient l’élève du peintre Charles Antoine Flajoulot alors qu’il fréquente l’Académie royale de Besançon.
Flajoulot prétend avoir été l’élève de Jacques-Louis David. Son admiration pour le dessin classique a certainement été transmise à son jeune étudiant.
En 1839, Courbet se retrouve à Paris. Plutôt que d’entreprendre des études de droit, il se met au travail dans l’atelier de M. Steuben, peintre mineur qui accueille plusieurs étudiants.
Courbet a également commencé une longue pratique de copie de chefs-d’œuvre au Louvre. Il a souvent peint au-dessus des études précédentes tout en se frayant un chemin à travers les maîtres néerlandais, flamands et italiens, ainsi que des œuvres plus contemporaines d’Ingres et Delacroix.

Style de salon

Courbet a passé sept ans en tant qu’apprenti avant d’obtenir toute sorte de reconnaissance. À l’époque, le seul chemin vers une carrière réussie dans l’art était le Salon officiel.
Tenu depuis la fin du XVIIe siècle, le Salon était une exposition annuelle, parrainée par le gouvernement. Les travaux ont été examinés par un jury et suspendus du sol au plafond dans d’immenses halls d’exposition pour être vus par un public payant.
Des gazettes ont été publiées dans lesquelles les critiques de l’époque ont exprimé leurs opinions sur l’œuvre. En général, l’art a reçu un niveau d’examen et de discussion passionnée que la plupart des artistes visuels envieraient aujourd’hui.
C’était une société dans laquelle l’art comptait. De plus, la production de peintres était considérée comme une partie importante du discours politique et intellectuel de l’époque.
Le gouvernement français a acheté chaque année un certain nombre de tableaux du Salon à des prix assez élevés, pour les accrocher dans divers bâtiments publics. Tout collectionneur d’art sérieux porterait certainement une attention particulière aux œuvres proposées.

3 sur 24

Courbet a commencé à envoyer des peintures au Salon presque dès son arrivée à Paris. En effet, entre 1840 et 1847, il présente 24 tableaux, dont seulement trois sont acceptés.
Les raisons du manque de succès de l’artiste au cours de ces années sont assez évidentes. Ses compétences de dessinateur étaient modestes et sa main était un peu lourde. De plus, Courbet n’avait pas encore trouvé d’artiste et son travail vacillait entre des expériences de style romantique et une observation plus directe, notamment dans son portrait.

L’homme désespéré

L’une de ses réalisations les plus spectaculaires de ces années fut L’Homme désespéré de 1844. Ici, il se montre comme un fou, griffant ses cheveux, les yeux écarquillés d’intensité.

Pouvez-vous nommer le premier réaliste?
L’homme désespéré @courbet

Ce que l’œuvre manque de finesse – en particulier dans les détails délicats du rendu dans les mains et le tissu – elle le compense par le drame théâtral provoqué par des contours puissamment dessinés et un clair-obscur lourd.

Le blessé

Deux ans plus tard, Le Blessé  trouve l’artiste jouant avec un look romantique. Il s’imagine languir d’une blessure subie en duel.

L’homme blessé

Ici, la lourdeur du rendu et la monumentalité résultante de la forme semblent en désaccord avec le sujet. C’est un sujet qui appelle la touche délicate d’un Fragonard ou la brosse fluide de Delacroix plutôt que la main pesante et les formes bosselées du jeune Courbet.
Entre-temps, l’artiste s’était immergé dans la nouvelle culture émergente des bohèmes. «Dans notre société sur-civilisée», écrit-il à son ami Francis Wey, «je dois mener la vie d’un sauvage – je dois me libérer même des gouvernements. Les gens ordinaires ont ma sympathie – je dois leur parler directement, m’inspirer d’eux, trouver leur gagne-pain. Pour cette raison, je viens de me lancer dans la vie errante et indépendante d’un bohème. »
Tout au long de sa carrière, Courbet a insisté sur son indépendance en tant qu’artiste et en tant qu’homme. Sa vie privée a impliqué une longue série de liaisons romantiques. Mais il considérait le mariage comme une institution bourgeoise et refusait d’avoir quoi que ce soit à voir avec cela.

Grande sortie

Le succès a commencé pour Courbet quand il expose pas moins de 10 peintures au Salon de 1848 et reçoit un avis enthousiaste de Champfleury, un critique nouvellement influent. Champfleury était un champion d’un nouveau réalisme dans l’art français déjà évident dans les romans de Georges Sand. Bientôt, il poussa Courbet dans cette direction.
L’année suivante, l’artiste réalise une percée professionnelle au Salon lorsque sa peinture Après le dîner à Ornans est admirée par Delacroix et achetée par l’État. L’image était le rendu d’une simple soirée à la campagne. Dans le tableau, Courbet et sa famille se détendent après le dîner tandis que l’un d’eux joue un air de violon.
La peinture est évidemment influencée par des peintres hollandais, tels que Rembrandt, Hals, David Teniers et d’autres avec lesquels Courbet s’était familiarisé lors de son voyage en Hollande en 1846. En écrivant à un conservateur en 1850, il a déclaré: «Toutes mes affinités sont avec les peuples du Nord. J’ai voyagé deux fois en Belgique et une fois en Hollande pour mon instruction et j’espère y retourner. »

Une nouvelle approche

Le génie de Courbet était d’utiliser une approche hollandaise du XVIIe siècle pour peindre la vie quotidienne et de la transférer à grande échelle dans la France rurale du XIXe siècle. C’était quelque chose de radicalement nouveau pour le public français. Ils préféraient généralement que les représentations de la vie à la campagne soient enveloppées dans une romance agréablement distante.

Un enterrement à Ornans

De retour au domicile familial pour l’hiver de 1849 à 1850, Courbet poursuivit cette approche. Pendant ce temps, il réalise son célèbre tableau Un Enterrement à Ornans. Travaillant à grande échelle, il a peint un grand groupe de personnages tels qu’ils étaient apparus l’année précédente lors de l’enterrement de son grand-père.
«Nous devons faire glisser l’art de son piédestal», écrivait-il à un ami cet hiver, «depuis trop longtemps, vous faites de l’art pommé et« de bon goût ». Pendant trop longtemps, les peintres, même mes contemporains, ont basé leur l’art sur les idées et les stéréotypes.
Exposé au Salon de 1850 à 1851, Un enterrement à Ornans fait sensation. Elle était monumentale de grande taille et montrait en toute franchise la société rurale que tant de Parisiens étaient impatients d’ignorer.
Le tableau a été condamné comme laid, et beaucoup l’ont considéré comme politiquement radical. La France, et en fait une grande partie de l’Europe, avaient été balayées par les révolutions et les troubles sociaux en 1848, qui faisaient tous partie de la dynamique de l’industrialisation, avec son transfert de pouvoir et de richesse ainsi que la montée d’une société urbaine.
Courbet lui-même n’a jamais considéré ses tableaux comme particulièrement politiques. Il semble plutôt s’être retrouvé dans la peinture alors qu’il tentait de représenter assez simplement la vie qu’il connaissait le mieux.

Trouve sa voie

Dans ses Jeunes Dames du Village de l’année suivante, il devient évident que sa main un peu lourde était alors parfaitement adaptée à sa tâche. Quelque chose dans la grossièreté de la manipulation et l’épaisseur de la peinture donne à l’image un sentiment de franchise et d’autorité. De plus, cela donne à la scène une aura d’honnêteté qui serait difficile à projeter avec une approche plus habile et polie.

Les jeunes femmes du Village @G Courbet

Et si l’échelle des vaches en arrière-plan est en contradiction avec celle des arbres, alors elle ne fait que garantir davantage la confrontation directe et difficile de l’artiste avec la nature. Nous sommes convaincus qu’il ne cherche qu’à nous montrer, d’une manière dépourvue d’artifice, un simple moment champêtre. Un moment pour lequel ses sœurs accordent un cadeau en argent à une jeune paysanne  dans les champs près de sa ville natale.
En 1854, Courbet expose un autre chef-d’œuvre, La réunion, ou «Bonjour, Monsieur Courbet». Le tableau montre l’artiste rencontrant son patron Alfred Bruyas sur la route près de Montpellier en mai 1854. Mais la peinture est bien plus qu’un simple enregistrement d’un événement.

Bruyas était un riche banquier et collectionneur d’art qui est devenu un grand partisan de Courbet. Dans le tableau cependant, c’est le banquier qui enlève son chapeau à l’artiste tandis que son serviteur s’incline humblement.
Courbet lui-même semble avoir marché en tenant son chapeau à ses côtés et en portant son chevalet de voyage et sa boîte de peinture sur son dos. Il avance avec confiance et autorité.
Encore une fois, le traitement puissant de Courbet et son sens aigu des contours graphiques ont été déployés avec grand effet. La peinture dégage un sentiment de franchise ouverte qui est nettement moderne.
Finie toute l’élégance mesurée du néoclassicisme et disparu aussi l’un des signes extérieurs du romantisme. L’artiste nous invite à regarder de face, en plein jour, un monde où l’ordre social est renversé.

L’un des chefs-d’œuvre

Courbet a continué à faire un certain nombre de grandes tableau de la vie rurale dans le même sens, bien qu’aucune d’entre elles n’ait jamais obtenu le même pouvoir qu‘un Enterrement à Ornans. En 1855, cependant, il produit ce qui est considéré à juste titre comme l’un des grands chefs-d’œuvre de l’art du XIXe siècle, L’atelier du peintre: une véritable allégorie résumant sept ans de ma vie artistique.

Le tableau est un grand tableau dans lequel l’artiste se montre à l’œuvre sur un paysage au centre du tableau regardé par un mannequin nu et un jeune garçon. Il est flanqué d’un côté de partisans et de figures de son monde artistique, dont son ami Baudelaire et le poète Max Buchon.
De l’autre côté, est un monde plus sombre que Courbet a décrit comme «l’autre monde de la vie insignifiante, les gens, la misère, la pauvreté, la richesse, les exploités et les exploiteurs, ceux qui vivent de la mort». Courbet avait l’intention de suspendre le tableau à l’Exposition internationale de 1855. Il fut très déçu lorsque le jury le rejeta.
Cependant, il a montré le travail dans une structure temporaire qu’il avait construite à proximité. Il a monté l’une des premières expositions personnelles parrainées par le privé dans l’histoire de la France.
L’événement a été annoncé par un panneau annonçant: RÉALISME. G. Courbet: exposition et vente de 40 tableaux et 4 dessins de M. Gustave Courbet. » Une brochure accompagne l’exposition dans laquelle Courbet expose ses principes artistiques:
«Le titre Réaliste m’a été imposé de la même manière que le titre Romantique a été imposé aux hommes de 1830.… Je voulais simplement faire naître, d’une parfaite connaissance de la tradition, la conscience raisonnée et indépendante de ma propre individualité. Savoir pour pouvoir créer, telle était mon idée… créer un art vivant – c’est mon objectif. »
Parmi les visiteurs de l’exposition figurait Delacroix, qui écrivait dans son journal: «J’y reste seul pendant près d’une heure et découvre que le tableau de son œuvre qu’ils ont refusée [Le studio du peintre] est un chef-d’œuvre; Je ne pouvais tout simplement pas m’arracher à sa vue. »

Les arts érotiques

Un certain nombre de peintures de Courbet dans les années suivantes sont nettement érotiques – ou du moins suggestives. Ils se concentrent souvent sur les relations sexuelles ou romantiques. Il a peint une image célèbre des organes génitaux féminins pour un collectionneur turc et ses diverses peintures de paires de femmes ont culminé dans Les dormeuses , une image monumentale de deux femmes nues enlacées dans le lit.

L’une des peintures les plus calmes sur ce thème est les Jeunes Dames sur les bords de Seine, de 1856–1857. Pour l’œil moderne, cette œuvre est simplement une idylle magnifiquement peinte montrant deux jeunes femmes se détendant. Au moment de son exposition, cependant, elle a fait beaucoup de bruit.
Les Parisiens avaient commencé à profiter des sorties tranquilles le long de la Seine le week-end. Courbet a été l’un des premiers peintres à aborder ce sujet, qui deviendra plus tard l’un des favoris des impressionnistes.
L’audience de son temps, cependant, a été scandalisée par le fait que les jeunes filles étaient dans un état de déshabillé. Bien qu’elle nous semble plutôt trop habillée, la dame au premier plan est essentiellement représentée dans ses sous-vêtements – une chemise, un corset et un jupon. Le fait qu’elle porte toujours ses gants jaunes était considéré comme particulièrement érotique.
Le nouvel ami de Courbet, P.J. Proudhon, critique et anarchiste, a écrit abondamment sur les deux jeunes femmes qui lui étaient clairement connues et a vu le tableau comme un commentaire moraliste sur la situation des femmes « gardées ».
Il est tout à fait improbable que l’artiste lui-même ait partagé ce point de vue. Il a peut-être simplement aimé présenter au public une provocation. Rien, cependant, ne peut nuire à la richesse de la peinture, avec ses tissus luxuriants, sa richesse de feuillage et la rêverie rêveuse des dames elles-mêmes.

L’ami de Whistler

Au fil des années, dans les années 1860, le travail de Courbet s’implique dans une masse de portraits, de paysages, de natures mortes et de scènes de chasse. La tâche du peintre, selon lui, était de prendre le monde tel qu’il le trouvait et de le présenter sans détour, bien qu’il semble souvent flirter avec une certaine symbolique.
Toujours grégaire et avide de nouvelles connaissances, Courbet se lie d’amitié avec le jeune Whistler, frais à Paris. Whistler est venu peindre avec lui pendant un moment. Courbet a créé un portrait puissant de la maîtresse de Whistler, Jo, alors qu’elle se peigne ses longs cheveux roux.
Ici, la peinture épaisse et la grande intimité de la pose transmettent un fort sentiment de sexualité. Les paysages de Courbet sont également devenus de plus en plus monumentaux, et il est difficile de ne pas les lire comme symboliques d’une manière ou d’une autre.

Sa peinture La vague réduit la mer et le ciel à un format puissamment simple suggérant que le sujet est symbolique de la puissance de la nature elle-même. En utilisant un travail de plus en plus ouvert au pinceau et au couteau, l’artiste a continuellement attiré l’attention sur la nature physique de la peinture. Il a également préparé la voie aux impressionnistes, qui utiliseraient une surface de peinture cassée pour recréer les effets de la lumière.
Insistant sur sa propre indépendance en tant qu’artiste, les opinions politiques de Courbet ont toujours été vaguement partagées. Il aimait affirmer qu’il était du côté du peuple, un socialiste. Mais dans un monde avant Marx, il n’a jamais vu la politique en termes de lutte de classe. Il n’était pas non plus opposé à devenir lui-même un capitaliste mineur.
Lorsqu’il a gagné de l’argent, il en a utilisé une partie pour acheter des terrains dans sa ville natale et il a investi dans des parts de chemin de fer. De plus, il était très désireux de réussir publiquement et une grande partie de sa correspondance implique des intrigues pour montrer ou acheter des oeuvres au Salon.
Personnalité très publique et auto-promoteur infatigable, il était connu pour s’engager dans des discussions volubiles et furieuses sur son travail dans les différents cafés et brasseries où les artistes se rassemblaient à Paris. Il était ravi lorsque ses peintures de chasse ont commencé à jouir d’un large succès auprès de la classe supérieure et des mécènes aristocratiques des arts.
L’été à Trouville est à la mode en 1865, il se vantait dans une lettre à un ami: «Je peins les plus belles femmes de Trouville – j’ai déjà fait un portrait de la comtesse hongroise Karoly, et c’est un énorme succès. Plus de 400 femmes sont venues le voir et neuf ou dix des plus belles veulent que je les peigne aussi. … Je gagne une réputation incomparable de portraitiste. »

Une révolution le termine

Il est curieux que, malgré le plaisir manifeste de l’artiste pour son succès dans une société intelligente, il se soit défait au cours d’une révolution. En 1871, suite au chaos de la guerre franco-prussienne, la mafia parisienne déclare la commune et s’empare du centre de la ville.
Courbet s’y est joint avec enthousiasme et a rapidement été chargé de protéger les trésors artistiques de la ville. En proie à une ferveur révolutionnaire, il accepte la proposition de démanteler la colonne de la place Vendôme, sorte de lointaine cousine de la colonne de Trajan commémorant les triomphes de Napoléon.
La commune n’a cependant survécu que deux mois. Et, lorsque l’armée a finalement pris les commandes après un combat sanglant, Courbet a été emprisonné pendant six mois. Pire, le gouvernement français le tient pour responsable de la destruction de la colonne Vendôme. Et en 1873, le gouvernement lui a ordonné de payer les frais de sa restauration.
Confronté à la faillite et à de nouvelles peines de prison, l’artiste s’est enfui en Suisse. De là, il a mené des négociations avec le gouvernement français. Ces discussions ont finalement abouti à un régime de paiement plutôt bizarre en vertu duquel l’artiste effectuerait des paiements mensuels pour les 30 prochaines années. Mais Courbet était malade.

Les années de vie bohème, la consommation excessive d’alcool et le stress de la prison ont fait des ravages. Il est décédé en Suisse, exilé et proche de la faillite, en 1877 à 58 ans.

Comment s'inspirer de nos ancêtres les artistes en Pas à pas

En tant qu’artistes, nous avons presque cette attirance innée pour notre métier, pour notre besoin de créer.
Et nous avons tous quelque chose ou quelqu’un qui a nourri cette passion. Pour de nombreux artistes, les œuvres des autres orientent la manière dont ils abordent leur propre art.
Annie O’Brien Gonzales, auteur de Bold, Expressive Painting, fait référence à ces influenceurs comme étant nos artistes-ancêtres.
Ci-dessous, un extrait du nouveau livre de Gonzales, The Joy of Acrylic Painting. Dans ce regard, elle explique comment apprendre de vos ancêtres artistes et nous guide à travers une démonstration amusante et étape par étape inspirée par l’un de ses propres influenceurs, Henri Matisse.

Prendre plaisir à peindre!

Apprendre de vos artistes-ancêtres est génial. Mais apprendre des meilleurs professeurs d’art contemporain dans le domaine des beaux-arts est l’opportunité de votre vie si vous souhaitez développer votre passion pour la peinture et le dessin.

Trouver vos artistes-ancêtres

Chaque artiste a des goûts individuels parmi les artistes qu’il trouve inspirants. Par exemple, les œuvres de trois artistes très différents – David Hockney, Henri Matisse et Georgia O’Keeffe – font battre mon coeur pour des raisons très différentes. Il y en a beaucoup d’autres, il y a même des artistes de renom, qui me laissent absolument froide. Je suis sûr que pour vous c’est la même chose.
Les artistes qui résonnent avec nous, sont ce que j’appelle nos artistes-ancêtres. Je pense qu’il est utile dans notre développement en tant qu’artistes de réfléchir au pourquoi. La plupart d’entre nous savons intuitivement les reconnaitre quand nous voyons leur travail.
Faites attention à ce signal pour pouvoir passer à l’étape suivante.
Pour apprendre du travail d’un artiste-ancêtre que vous aimez, appliquez la partie analytique de votre cerveau à l’analyse de ce qui rend son travail si attrayant et si vous pouvez l’appliquer à votre propre travail.
Lorsque vous combinez des éléments de vos artistes-ancêtres avec votre propre interprétation, vous créez votre propre style de peinture.

De l’inspiration à la toile

Tous les artistes sont un amalgame d’inspiration d’autres artistes et d’innovations qui leur sont propres.
Une fois que vous avez analysé les éléments que vous souhaitez intégrer à votre propre travail, vous pouvez passer de l’imitation à l’innovation en utilisant ces éléments.
Étudiez vos artistes-ancêtres, tirez-en des leçons et enregistrez des idées à intégrer à votre travail.
• Comment pouvez-vous inclure certaines de leurs idées dans votre propre travail?
• Et qu’en est-il de la copie?
• Est-ce une mauvaise chose?
C’est un fait, tous les artistes à travers le temps ont appris d’autres artistes. L’astuce consiste à prendre ce que vous apprenez et à vous l’approprier.
Si vous avez un carnet de croquis d’art, créez une liste de trois à cinq artistes qui attirent constamment votre attention. Pour chaque artiste-ancêtre, créez une page entière dans votre carnet de croquis avec le nom de l’artiste en haut de la page et joignez une reproduction de l’un de vos morceaux préférés de l’œuvre de cet artiste.
Étudiez le travail et notez ce qui vous attire le plus. Voici quelques questions à vous poser:
Que pensez-vous de l’utilisation par l’artiste des éléments de l’art: ligne, forme, couleur, valeur, texture?
Le sujet vous intéresse-t-il?
Y a-t-il une composition unique que vous pourriez employer?
Répétez cette procédure pour chaque artiste sur une nouvelle page de votre carnet de croquis. Rassemblez sur une seule page tous les éléments qui ressortent de votre analyse de vos ancêtres d’artistes et déterminez ceux qui reviennent sans cesse et comment vous pouvez essayer ces idées dans votre propre travail.
Cela vous donnera un aperçu de votre style de peinture et une orientation pour les travaux futurs.

Comment s’inspirer de nos ancêtres les artistes en Pas à pas

Maintenant, amusons-nous un peu.

Peindre comme votre artiste-ancêtre
Ce projet est conçu pour vous donner l’occasion d’essayer les techniques de votre artiste préféré dans votre propre travail. Pour cette démonstration, j’ai peint à la manière de Matisse, un maître peintre expressionniste. J’adore son travail et j’aime beaucoup d’éléments, notamment les couleurs chaudes et les coups de pinceau lâches.
Nature Morte d’Henri Matisse, Serviette A Carreaux. Photo gracieuseté de DOUG KANTER / AFP /
Pour votre projet, choisissez un tableau de l’un de vos artistes-ancêtres, définissez les éléments de son travail, puis peignez selon cette approche. Vous apprendrez beaucoup et serez en mesure de décider consciemment si cette approche fonctionnera pour vous.
Analysez le style du tableau que vous utilisez comme source d’inspiration et enregistrez vos pensées dans votre carnet de croquis, comme dans mon exemple pour ce projet:
Ligne: utilisation intensive de lignes noires pour définir les objets et créer des lignes de mouvement qui dirigent l’œil vers le point focal.
Forme: formes expressives non réalistes d’objets; les formes continuent hors du plan de l’image (table, draperie, fenêtre); combinaison de formes organiques et géométriques
Couleur: couleurs expressives et non réalistes; palette principalement chaude
Valeur: utilisation d’un fort contraste sombre / clair
Texture: texture tactile; coups de pinceau forts, vigoureux, lâches; texture visuelle grâce au motif
Autre: l’humeur est globalement gaie
Ce dont vous aurez besoin pour suivre ce didacticiel:
Toile ou panneau,
Une copie de la peinture de votre artiste ancêtre et vos notes sur leur style
Pinceaux synthétiques ou à poils
Le medium de votre choix huile Acrylique Aquarelle ou pastel
1. Évaluer le style de votre artiste
Sélectionnez un artiste ancêtre qui vous inspire. Quel travail vous fait pâmer? J’ai choisi la peinture Tableau avec fruit d’Henri Matisse.
Évaluez son utilisation des cinq éléments de la peinture: ligne, forme, couleur, valeur et texture. Passez ensuite en revue les principes de conception mis en évidence par cet artiste et la façon dont ceux-ci jouent un rôle dans son travail.
Étape 1

2. Choisir votre palette de couleurs
Créez une palette de couleurs en utilisant votre peinture d’inspiration comme référence. Assurez-vous de conserver cette référence à proximité.
Étape 2
3. Démarrage de votre croquis (ou sous-peinture)
Comment s'inspirer de nos ancêtres les artistes en Pas à pas
Vous pouvez décider de copier la composition de la peinture d’inspiration ou de sélectionner votre propre sujet à peindre dans la palette de couleurs et le style de votre artiste ancêtre.
Après avoir étudié le travail de Matisse, j’ai esquissé ma composition sur la toile sans sous-couche car j’avais remarqué qu’il laissait parfois la toile blanche apparaître par endroits.
Étape 3

4. Déterminer votre style de peinture
Pour le style de Matisse, j’ai choisi de peindre les contours du sujet avec de la peinture noire et un petit pinceau rond.
Étape 4
5. Application de la couleur
Bloc en grandes formes de couleur.
Étape 5

6. Ajout de variations
Décrivez l’image en ajoutant des variations de couleur et une peinture plus épaisse.
Étape 6
7. Travailler sur les détails

Ajoutez des détails plus petits pour briser les grandes formes en utilisant la peinture de votre artiste ancêtre comme point de référence.
Étape 7

Ma peinture terminée reflète mon étude de la qualité des lignes et des couleurs utilisées par Matisse, mais j’ai utilisé ma propre imagerie.

Qui sont vos ancêtres artistes? Partagez-les avec nous dans les commentaires ci-dessous
 
Source : Annie O’Brien Gonzales, auteur de Bold, Expressive Painting

Visite Guidée : Musée des Beaux-arts de Dijon

Avec la restructuration complète du site, j’ai décidé d’ouvrir une nouvelle rubrique que j’ai appelé Inspiration. Elle parlera de musées, d’expositions et de visites d’atelier.
Pour ce premier article, j’ai profité, d’un moment de temps sur Dijon, pour aller visiter le musée des beaux arts de DIJON (21000).
Musée des Beaux arts de Dijon
J’ai été agréablement surpris sur pas mal de point. Tout d’abord :
Extérieurement, le lieu est magnifique, vous arrivez sur une place à l’intérieur du bâtiment, avant d’accéder à son entrée.
L’entrée est gratuite, il vous suffit simplement de donner votre code postal.
Visite Guidée, musée des beaux arts de dijon
Malgré la gratuité, le musée contient un grand nombre d’œuvres de peintres majeurs.

Visite guidée Musée des Beaux-arts de Dijon

Les collections vont :
– Antiquités
– Moyen-âge
– Renaissance
– XVIIe Siècle
– XVIIIe Siècle
– XIXe Siècle
– XX Siècle
– XXI Siècle
De plus, il possède un cabinet d’art graphique, pour ce qui sont passionnés de dessins.
Ils ont en plus une collection extra européenne, avec d’ailleurs de superbe œuvre de l’artiste portugaise Maria-Helena Viera da Silva.
À l’intérieur du musée, il y a aussi le musée Rude.
François Rude, né en 1784 à Dijon, a débuté sa carrière artistique à l’École des Beaux-Arts de Dijon. Après un exil bruxellois, il s’installe à Paris et devient un grand statuaire reconnu pour l’importance de son œuvre.
Parmi les œuvres que j’ai retenu au sein du musée, il y a :
Ce petit tableau d’honoré Daumier, Don quichotte à cheval.
Daumier H Don Quichotte à cheval
J’ai beaucoup aimé aussi le travail d’un autre peintre dijonnais, Félix Trutat mort à l’âge de 24 ans, mais qui nous a laissé quelques œuvres intéressant comme ce portrait de Paul Hamon autre peintre.
pORTRAIT DE hAMON PAR TRUTAT
L’œuvre de Maria-Helena Vieira da silva, les sirènes, j’aime le travail du brouillard souvent cité par les écrivains qui annonce le chant que craignent les marins, celui enchanteur des sirènes.
Maria helena vieira da silva
En fin de parcours, vous pourrez comme moi apprécier la série d’œuvres de Nicolas de Stael, les footballeurs.
NICOLAS DE sTAEL LES fOOTBALEURS
Je n’ai pas du tout aimé, le choix du conservateur en matières d’œuvres du XXI siècle. Il s’est arrêté à des œuvres purement abstraites, souvent peu équilibrées.
Dommage de finir comme cela, mais cela ne m’empêche pas de vivement vous conseiller ce musée. Profitez-en pour visiter le centre-ville, qui vaux vraiment le détour.
Pour préparer votre visite : SITE MUSEE DES BEAUX-ARTS DIJON
Bonne visite.
Thierry

Vendre ses oeuvres : 7 sites idéaux

Lors d’un sondage précédent, la grande majorité d’entre vous m’a expliqué, que leur plus grande problématique aujourd’hui, ce sont les lieux d’expositions , et les lieux de vente de leur art et surtout la question:

« Comment vendre ses Oeuvres ».

Il est vrai qu’en France, il y a pénurie de lieu pour pouvoir exposer.
Et il faut avouer, que les arrières salles de restaurant ou de bar ne sont pas franchement, les lieux idéaux.
Mais il y a un lieu, qui n’est pas encore parfaitement exploité par les artistes, c’est Internet.comment vendre ses oeuvres sur le net
Le net est aujourd hui, un magnifique lieu pour vendre et promouvoir son art .
Mais, là aussi, il existe une multitude de lieux, presque trop, pour vendre sur le net.

Voici 7 SITES pour vendre ses oeuvres où vous pouvez montrer votre travail.

1 – AMAZON = Le premier de ces lieux est Amazon.fr – c est devenu en quelques années, le plus grand magasin en ligne au monde. Il y a littéralement des milliers de magasins qui utilisent Amazon comme source principale de chiffre d’affaires.
2 – EBAY = Malgré, une vraie perte de notoriété, Ebay, reste un lieu intéressant pour vendre son art. Ebay est le plus grand site de vente aux enchères dans le monde. Suivez ebayart sur Twitter pour obtenir une idée de ce genre d’art fait bien sur ebay.
https://twitter.com/ebayart
3 – ARTPRICE , c est un des leaders mondiaux de l information sur le marché de l art. Cependant, son business plan, le fait payant maintenant, ce qui limite singulièrement son utilisation.
4 – ARTMAJEUR = autre site de vente en ligne, On peut créer sa galerie virtuelle, en seulement quelques minutes, son coût est gratuit pour 10 œuvre, mais devient payant au-delà, mais un petit prix 2 euros par mois.
5 – GALERIE CREATION = C est un site très intuitif, le référencement est très intéressant . La présentation claire et en grand format des oeuvres. Un des meilleurs sites dans sa catégorie.
6 – ARTQUID = Très beau site, en esthétique, ludique, pratique aussi bien pour que pour le vendeur. Il est payant, mais pas de commission sur vente. Son gros avantage, c’est vous qui choisissez, l’œuvre que vous voulez mettre en avant, c’est le seul qui vous donne cette possibilité.
 
7 – ARTPAL = Ce site est vraiment de plus en plus populaire auprès des artistes mais surtout auprès des acheteurs. Pour tous ceux qui ont des vues, sur les USA. Pas de frais d’adhésion. Vous recevez 95% à 100% quand ils vendent votre art. Vendre tout type d’art. ArtPal dispose également d’un service gratuit Impression à la demande *

Pour vendre ses oeuvres en résumé:Comment vendre ses oeuvres sur le net

Vous devez faire le choix, d être le plus visible possible sur le Net. Pour cela mieux vaut, vous inscrivez sur plusieurs sites, la plus grande problématique, cest daller modifier à chaque fois lensemble de ces sites.
N’oubliez pas de bien rédiger le texte de vos annonces, de mettre à l’intérieur des mots-clés, qui cherche à un acheteur de vous trouver facilement parmi toutes les œuvres présentes sur le site.
Attention le fait de payer pour exposer vos œuvres n’assure nullement la vente de vos toiles (bien souvent c’est le contraire!). Je reste persuader, que le net doit être le plus possible gratuit, donc, j’ai une vraie préférence, pour les sites qui ne prennent qu’une commission sur les ventes.
C’est plus intéressant et surtout, vous êtes s û r que le site fera tout son possible pour vendre des œuvres, car c’est de cela qu’il vit. TANDIS Que d Autres empochent un abonnement mensuel simplement, et de vive Que ACDE. (imaginez, You are ACTUELLEMENT , plus de 17 000 à me Suivre, et si je vous demandais de me donneur d’ ordre 1 euros par mois, verser Exposer Vos oeuvres, CELA me ferait un beau salaire mensuel).
Si vous optez pour un site qui prend des commissions, vous êtes sûr d’être payé, payez le site internet qui vous inversez le prix de vente moins les commissions dès que l’on accuse réception de votre toile. J’aime bien cette technique, car cela est rassuré, il achète une œuvre, et si cela ne correspond pas à ce qu’il a acheté, sinon il peut le retourner et se faire rembourser.
Si un artistes veut vendre ses oeuvres sur le net, il doit aussi penser comme un acheteur 
 
Il existe bien d’autres plaques forme de galerie virtuelle, mais si vous en connaissez une qui vous a aidé à vendre, alors n’hésitez pas à rouge-baspartager dans les commentaires, ci-dessous
 

5 Femmes à l'honneur

Aujourd’hui, lendemain de la journée de la femme en France, je voulais rendre, un juste hommage à certaines de ces femmes peintres. Elles sont restées  pendant longtemps  dévalorisées. On les voit comme l’épouse de, la mère de, la sœur de, la maîtresse de, etc., avant d’être considérées comme artistes.
Je vous ai préparé une liste de 5 femmes toutes artistes peintres de Talent.

 Je ne sais pas parler de leur art, de leur travail des artistes, je ne sais que l’aimer, le ressentir, entrer en communion avec lui.  Comme vous le savez, j’ai beaucoup plus de faciliter à parler Technique.Ne m’en tenez pas rigueur !

Je vous demande juste d’aller voir, et n’hésitez pas à me laisser des commentaires ci-dessous, voire à me donner vos cinq peintres à vous.

Catherine Duchemin Girardon

Je commencerai par Catherine Girardon née Duchemin (1630–1698), car elle fut la première femme à entrer l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1663, ce qui n’était pas rien pour l’époque, seulement 15 ans après la création de cette académie.

220px-Edouard_Manet_040Berthe Morisot

La deuxième de cette liste est Berthe Morisot (1841–1895), elle a été entourée par les plus grands du monde des impressionnistes, et son talent vaut bien ceux de ses congénères masculins. Et savez vous que cette brave jeune femme, a quand même poussé le luxe de retoucher une œuvre de Manet intitulée « Madame Morisot et sa fille ».

Frida KatloFrida_Kahlo__self_portrait_

La troisième de cette liste est Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón1 ou Frida Kahlo (1907-1954).Elle s’était destinée à une carrière de médecin, mais un jour en rentrant de l’école elle a eu un grave accident Son abdomen et sa cavité pelvienne sont transpercés par une barre de métal. Un an après l’accident, elle doit retourner à l’hôpital, car on remarque qu’une de ses vertèbres lombaires est fracturée. Frida sera contrainte de porter durant neuf longs mois des corsets en plâtre. C’est alors qu’elle commence à peindre. Pour l’aider, ses proches placent un baldaquin au-dessus de son lit avec un miroir pour ciel. Elle peut ainsi se servir de son reflet comme modèle, ce qui est probablement l’élément déclencheur de la longue série d’autoportraits qu’elle réalisera. En effet sur 143 tableaux, 55 sont des autoportraits. Elle doit subir de nombreuses interventions chirurgicales qui l’obligent à rester couchée sur un lit d’hôpital.

works_lapine_universValérie Favre

La quatrième sera Valérie Favre, elle est née un jour avant moi, mais je vous rassure, ce n’est pas pour cela que je l’ai choisie. Mais il est pour moi important de faire découvrir certaines personnes méconnues du grand public, et Valérie fait partie de ces personnes que seule une Intelligencia connaît, et c’est dommage.

Lydie ArickxP-12-0007-416x291-1080331

La dernière de cette liste, je l’ai découvert qu’assez récemment, c’est mon ami Olivier Dupuis ancien directeur de Colart international (Lefranc et Bourgeois) et aujourd’hui propriétaire d’une résidence d’artistes à Corseul (22) « Les Ateliers du Plessix Madeuc » qui m’a offert son livre, quelle découverte, quelle surprise. Elle s’appelle Lydie Arickx.

Jan Van Eyck et La peinture à l'huile, Vernis et Médium

Voici une nouvelle vidéo, dans le cadre, les peintres et leurs recettes.
Et non, ce n’est pas Jan Van Eyck qui a inventé la peinture à l’huile, decouverte bien avant, il lui a seulement donné un Vernis et Un médium ou vernis à peindre., ce qui a révolutionné la peinture à cette époque.

J’aborde, la recette du vernis, et du vernis à peindre de Jan Van Eyck.

Je parle bien de vernis, car c’est assez récemment, que l’on donne le nom de médium au vernis à peindre.
Dans la première partie de cette vidéo, je décrypte, la vie de Jan van Eyck, mais aussi de ses deux frères, Hubert et Lambert.
Eh oui, on parle souvent d’Hubert, mais rarement de Lambert, pourtant, les trois frères Van Eyck sont tous Peintres.
On parle plus d’Hubert, parce qu’il a peint avec son Frère Jan, le Retable «  Agneau mystique ».
Agneau_Mystique_Big
 
 
Jan_van_Eyck_-_Man_in_a_Turban_-_WGA7597Mais il est vrai que les Van Eyck sont avant tout, une énigme.
Pour Jan, nous ne connaissons pas avec exactitude, ni le lieu de naissance, ni la date de naissance, et en plus le nom de famille en lui est simplement dû au fait qu’il soit né (peut-être) à Maaseik, une ville de la banlieue de Liège en Belgique.
En effet, on peut traduire le nom de Jan de la façon suivante, Jan Van pour De en Flamand et Eyck pour la fin du nom de la ville Maaseik.
 
 

Jan Van Eyck a eu deux protecteurs:

1 – Jean III de Bavière évêque de Liège, il a été pour lui, Peintre à la cour et Valet de Chambre.
2 – Le Duc de Bourgogne, Philippe le Bon, pour qui il sera, non seulement le peintre de la cour, le valet de Chambre, mais avant tout le chargé de mission secrète.
Parmi ses missions, il aurait préparé le voyage du Duc en Terre Sainte, (et non comme en Italie comme je l’ai dit dans la vidéo) . Certains tableaux issus de son atelier comportent des vues typographiques précises de la ville de Jérusalem à cette époque.
Maintenant, pour revenir, à la recette du vernis de Jan van Eyck, il faut savoir, qu’a l’époque, la plupart des peintres peignaient à la tempera, et vernissaient leur tableau, à l’aide d’un vernis très épais, qu’il fallait laisser sécher au soleil ou auprès d’une source de chaleur.
Un jour, l’une des œuvres de Van Eyck s‘est fissurée sous l’effet de la chaleur, à partir de ce moment-là, il a cherché comment avoir un vernis qu’il n’obligeait pas à être séché par une source de chaleur.

La cuisson de l'huile de lin photo @Thierry Mercier
La cuisson d’une huile de Lin photo @thierry Mercier

C’est là qu’il a découvert un vernis, fabriqué à base d’huile de Lin ou de noix, de poudre d’os et de verre pilé.
Ensuite, on ne sait pas vraiment comment, il a découvert, que l’on pouvait peindre avec ce vernis, certains historiens d’art, pensent qu’il aurait essayé de rattraper une erreur directement dans le vernis non sec.
Van Eyck n’a pas abandonné pour autant la technique à tempera, ou il a longtemps, peints ses fonds à la tempéra et finis ses tableaux à l’huile.
Le vernis à peindre ou Médium qu’il utilisait se composait de :
une part de son vernis dilué avec un peu d’essence de térébenthine et une part de jaune d’oeuf , ensuite il allongeait le mélange avec de l’eau, ajouté au goutte à goutte, tout en secouant énergiquement le mélange.
Et il broyait ses couleurs avec de l’huile de lin ou de noix crue.

Mais qui a inventé la peinture à l'huile

Mais qui a inventé la peinture à l’huile ?

 
Nous n’avons pas à ce jour le nom du créateur de la peinture, Mais il est certain que ce n’est pas comme beaucoup de personnes le racontent, Jan Van Eyck.
On trouve des écrits sur ce sujet dès le XIIe Siècle, Le moine Théophile en parle dans son livre,Tempera sur bois
De diversis artibus
« Broyer vos couleurs ( Pigment) à l’aide d’huile crue, et vous peindrez avec des couleurs naturelles »
Mais un peu plus loin, il signale que cette technique est très contraignante, car les temps de séchage sont trop longs.
C’est pour cela, que l’ensemble des peintres de cette époque, et jusqu’à la création du vernis à peindre de Jan Van Eyck, continuaient à peindre à Tempéra.
Cette technique est surtout très décorative et elle était destinée aux églises, et c’est d’une raison pour laquelle, nous n’avons pas beaucoup d’œuvres parfaitement conservées.
Et même après la découverte de Van Eyck, certains ont continué à Esquisser leur fond à Tempera, puis vernissaient à l’aide d’un vernis transparent, et terminaient leur œuvre à la peinture à l’huile.

Andy Warhol : l'art animalier revisité

warholrhinoAndy Warhol et le Pop Art Nature

Bien que Andy Warhol soit  surtout connu pour son Pop Art, Il faut savoir qu’enfant il était très attiré par la nature.
Dans sa jeunesse, en classe de sciences, Warhol était  attiré par les animaux.
Au collège, il a fréquenté le zoo de Highland Park, où il a dessiné et  étudié les animaux.
La série de Warhol de dix images sérigraphiées d’animaux en voie d’extinction présenter non seulement la préoccupation de Warhol pour la nature, mais aussi son utilisation dramatique de la ligne et la couleur.
La série Menacées de Warhol a cherché à faire l’éloge  de ces créatures sauvages pour attirer l’attention sur leur sort.
 
Los de mon dernier voyage aux Etats Unis, j’ai eu l’occasion de visiter le musée nationale d’art de la faune à Jackson Hole.
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Comme je regardais la galerie du musée, dans la partie exposition temporaire, je suis tombé sur plusieurs œuvres qui semblaient avoir été dessinés après Andy Warhol. Quand  je les ai regardé de plus près, à ma grande surprise, c’était belle et bien des peintures signées  Andy Warhol.
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C’était vraiment fascinant de voir le travail de cette  période que je ne connaissais pas.
Nous avons l’habitude de voir de lui ses gravures de personnages célèbres comme les portraits  de Marilyn Monroe, John Wayne, Elizabeth Taylor … etc
Warhol pour cette série accrochée au musée, a peint là aussi, une série d’animaux dont l’espèce est en danger à cette époque.

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Warhol est une source d’inspiration pour moi. J’aime son originalité, ses messages, et son attention à la couleur.
Je pense que cette série en dit beaucoup.
Les images sont sérigraphiées, mais la couleur a été posée  sur le dessus avec un crayon et de la peinture.
Je crois qu’il y a une métaphore cachée dans l’œuvre de Warhol:
La sérigraphie symbolise l’homme  et la machine … et comment nous sommes en train de tuer la beauté de notre monde naturel avec nos propres conceptions.
Je pense que Andy est en train de nous dire, de cette façon … « arrêter tout simplement de tuer notre monde. »
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Plein feu sur Noe Two – Acrylique

NoeTwo-Portrait-03Noé Two est un artiste né en 1974, originaire de Paris. Il grandit à deux pas du terrain vague de la Chapelle, Théâtre de la naissance du mouvement Graffiti, en France. Il est membre d’un collectif qui marquera de son empreinte l’histoire de l’école française : RAW (Real Authentik Writa).
Noé Two choisi son nom d’artiste en référence au Noé biblique. Comme l’arche qui abrite tous les animaux, son oeuvre recouvre différentes
approches graphiques et picturales dans des compositions originales.
En activité depuis la fin des années quatre-vingt, il est une des figures emblématiques du Graffiti français, et un des artistes les plus complets
de sa génération. Son art se déploie sur fresques et sur toiles. Mais aussi dans le domaine de la création graphique : modélisation en 3D, montages photographiques et vidéos.
Artiste émérite, il repousse les limites du rendu réaliste de la peinture à la bombe (spray). Son utilisation et sa maîtrise impressionnantes renvoient des portraits criants de réalisme sur les supports comme le mur et la toile. Depuis quelques années, Noé Two délaisse ce style pour explorer d’autres possibilités. Il travaille sur une interprétation moins réaliste et plus abstraite dotée d’une composition très graphique. Ses oeuvres se construisent par un jeu de formes, de courbes et de couleurs qui se répondent. Son Graffiti joue avec la perception des codes et des règles préétablis.
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Noé Two est présent sur la scène internationale, depuis plus de deux décennies. Il participe à des projets, des manifestations et des ventes
aux enchères dans des places incontournables et reconnues de la création artistique aux Etats-unis, en Chine et en Europe.

Reseaux Sociaux spéciaux pour artistes, photographes et illustrateurs

Bonjour à tous,
 
Petit post, pour vous faire découvrir deux réseaux sociaux, qui me semblent très intéressant pour le monde artistiques.
Le premier est BEHANCE.
http://www.behance.net/
Reseau socail pour artistes peintres
C’est avant tout un site pour présenter vos œuvres.
Si vous déposez vos œuvres, vous aurez la chance de savoir combien de gens ont vu votre travail, et combien ont aimé. Donc très utile pour tester votre audiance.
C’est aussi un bon moyen pour ce faire connaitre outre atlantique.
Il est entièrement gratuit.
 
Le deuxième est DEVIANTART
http://www.deviantart.com/
Reseau socail pour artistes peintres
Celui-ci est aussi un annuaire d’œuvre d’art, (art numérique, art traditionnel photographie, artisanat  d art, littérature, design, manga, illustration, film etc..
Très complet, il attire énormément d’acheteurs et de curieux.
Comme Behance, ce forum, annuaire, vous permettra d’augmenter votre audiance aux USA.
Sous vos œuvres, les internautes, peuvent inter- réagir,
Lui aussi est entièrement gratuit
 
Alors ne tardez pas à vous inscrire.