Plein feu : Christian Dumoulin

Leitmotiv Couleurs et Matières

Il faut peindre avec son ventre; les yeux et le cerveau n’étant que des intermédiaires.

Il déclare : « Seul le temps qu’il passe devant son chevalet, forge l’artiste. Ce sont ces heures de travail qui donneront un sens à l’œuvre finale »

« Avant de me mettre devant une toile vierge, j’observe le sujet que je veux peindre, je le dessine beaucoup; j’en fais de nombreux croquis. Je me rends encore régulièrement sur le motif. Les sujets me viennent lors de longues balades : je me laisse envahir par les émotions, un éclairage, une touche de couleur. Comme pour Kandinsky, l’essentiel pour moi c’est la couleur. Avec le temps, mon œil s’est aguerri  il ne retient que le nécessaire et gomme naturellement les détails.
Quand je travaille, j’enlève, je retire tout ce qui pourrait nuire à l’essentiel.

Le doute

« Les gens ne pensent pas que le doute puisse m’envahir. Pourtant malgré les années, quand je démarre une toile, quand elle est encore vierge, immaculée, que l’on se regarde tous les deux, je ne sais lequel dominera l’autre. Souvent j’ai l’impression qu’elle va m’aspirer me happer, me faire mentir.
Et quand c’est elle qui a gagné alors je ne peux m’empêcher de la détruire. Je suis incapable de repeindre dessus. Je retends simplement une nouvelle toile sur le châssis ».
Christian Dumoulin  fait partie de ces gens qui sont « droits debout dans leurs bottes » comme on dit. Non seulement, il ne se ment pas, mais il ne nous ment pas. Ses œuvres sont toutes une part de lui-même, une vérité, sa vérité.

Le rituel

D’abord le châssis : je suis exigeant; je le veux parfait bien d’équerre et de grosse section.
 
Après la toile, je l’achète par rouleaux de 10 mètres, et je la tends sur le châssis. J’ai besoin de cette opération pour entrer en harmonie avec mon support. C’est aussi un moyen pour me concentrer.
 
Puis, la préparation du fond; en général cinq heures de travail environ me suffisent
pour qu il prenne
forme. A l’aide d’un pinceau je dessine mon motif en noir.
 
Ensuite je viens poser des gris colorés en fonction de la lumière recherchée.
 
Après le séchage qui dure un à deux jours, le véritable travail  peut commencer : armé de grandes brosses, je dépose sur ma toile de grands aplats de matières formant les principaux volumes du tableau.
Puis je m’aide de grandes spatules pour étirer la matière que j’ai déposée. J’aime étirer au maximum la matière pour donner plus de lumière et retrouver la couche picturale du dessous.
 
Je fais attention au sens de l’aplat pour donner du  rythme.
 

Naissance

Né en 1958 à Fougères
Malgré un certain talent pour le dessin, il ne peut entrer à l’école des Beaux – Arts pour raison financière. Il poursuit alors des études de restaurateur encadreur. Métier qu’il exercera jusqu’en 1982, date à laquelle il se consacrera à la peinture.
En 1986 il s’inscrit à la Maison des Artistes.
En 1992 , il est choisi pour représenter la France au salon France Chicago, avec un groupe d’artistes, par l’association de la Promotion du Patrimoine Artistique Français.

Galerie :

15 rue de la Herse
35400 SAINT MALO
Tél : 02 23 18 13 32
www.christian-dumoulin.com

10 réponses sur “Plein feu : Christian Dumoulin”

  1. Oh Saint malo, c’est une ville sympa, qui craint un peu la nuit, mais comme beaucoup de ville portuaire. J’aime bien me balader dans intra muros.
    July

  2. Pour ce qui on les moyens d’investir dans l’art, c’est un artiste que je conseille aussi fortement. Il a un grand Talent
    Odile

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